Cas clinique
Une secrétaire de 35 ans consulte pour un syndrome de Raynaud bilatéral et symétrique. Depuis quelques mois les épisodes syncopales se sont aggravées. Elle travaille dans une pièce mal chauffée, elle doit porter des gants pour taper sur le clavier de son ordinateur. L'examen clinique est normal. Elle fait 1,m70 pour 60 Kg, TA 12/7, pouls 65. Les pulsations radiales sont perçues normalement au niveau des deux poignets. Elle ne prend aucun médicament et elle ne fume pas. La NFS, demandée par la médecine du travail il y a 15 jours, est normale. Elle a eu deux grossesses qui sont allées à terme, pas de complications dans les suites. Elle a subi à 16 ans une appendicectomie. Les deux parents 75 et 80 ans, sont en vie et se portent bien. Ses frères et sœurs plus âgés, sont en bonne santé.


  • 1. A ce stade quels sont les diagnostics que l'on pourrait évoquer ?
    Citer l'étiologie dont la prévalence et la plus forte chez la femme? Donner un ordre de grandeur de cette prévalence.
    Dans le cadre d'un bilan minimal, quels sont les examens que l'on devrait prescrire ?

La capillaroscopie a révélé quelques méga-capillaires et les anticorps antinucléaires sont au 1/1600, de spécificité anti-centromère.

Quel diagnostic peut-on évoquer ?
  • 2. Décrire brièvement la physiopathologie du syndrome de Raynaud idiopathique et du syndrome de Raynaud secondaire.
  • 3. Quel traitement et quel suivi peut -on proposer ? Faut-il l'adresser à un spécialiste de la pathologie vasculaire ? En cas de pathologie associée, quels sont les médicaments contre-indiqués à cause du syndrome de Raynaud ?
  • 4. Peut-on rédiger un certificat demandant à l'employeur que la patiente soit reclassée dans une pièce mieux chauffée ? Quels renseignements peut-on dévoiler sans porter atteinte au secret médical ?