11/9/2003:
- transmis par N Genetet:
Les objectifs pédagogiques du DES de Biologie Médicale sont parus au BO du 4 septembre 2003.
Objectifs pédagogiques et liste des spécialités biologiques du diplôme d’études spécialisées de biologie médicale - ARRÊTÉ DU 4-7-2003 JO DU 16-7-2003 (NOR MENS0301444A )

Décret n° 2003-76 du 23 janvier 2003 fixant la réglementation du diplôme d'études spécialisées de biologie médicale

Plan de la PAGE
FORUM:
COMITE NATIONAL DE BIOLOGIE MEDICALE
Résumé des discussions de la réunion du 25 juin 2002

- Proposition de paragraphe d'introduction pour les objectifs pédagogiques
- OBJECTIFS PEDAGOGIQUES DU DES DE BIOLOGIE MEDICALE DISCIPLINE : BACTERIOLOGIE-VIROLOGIE
- propositions de Danielle Duchassaing sur la biologie polyvalente et l'assurance qualité.

- PRESENTATION DU PROJET DE DECRET (avril 2002)
D E C R E T DU XXXXX FIXANT LA REGLEMENTATION DU DIPLOME D'ETUDES SPECIALISEES DE BIOLOGIE MEDICALE

PROPOSITION POUR UNE DEMANDE D'AGREMENT DES SERVICES VALIDANT LE DES DE BIOLOGIE MEDICALE AU TITRE DE L'IMMUNOLOGIE (niveaux 1 et 2)

- Comité National de Biologie Médicale: Novembre 2001.
Définition des objectifs pédagogiques permettant à l'interne de valider ses semestres de biologie générale... Propositions à faire .....

Réunion le 23 janvier 2002
.
-COMITE NATIONAL DE BIOLOGIE MEDICALE - Compte rendu de la réunion du 21 novembre 2001
- NOTE CONCERNANT LA PLACE DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DANS LE SYSTEME DE SOINS

Réponse de P Lauret. Réponse de M Aiach. Lettre adressée à P Lauret et M Aiach par l'ASSIM, la SFI et le CNU. Lettre adressée par NG au CNB,
MISE EN PLACE D'UN GROUPE DE TRAVAIL "RENOVATION DU DES DE BIOLOGIE MEDICALE"
PROJET de REFORME pour le DES de BIOLOGIE MEDICALE (version du 22/01/01)


FORUM

23/9/2002:
COMITE NATIONAL DE BIOLOGIE MEDICALE
COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 3 SEPTEMBRE 2002
1. Réponse au ministère de la défense
Remplacer le terme "interne" par le terme "étudiant" : une discussion s'est engagée car les internes et assimilés (assistants des armées...) sont des praticiens en formation et non des étudiants. Mr Filatriau va réfléchir pour proposer une formulation acceptable pour la majorité d'entre nous.
(Il semble que le terme retenu par les autres DES soit celui de "praticien en formation").
2. Liste des spécialités de niveau 2 (voir document ci-joint) (merci de me dire ce que vous en pensez)
(Ne pas oublier la possibilité d'un cursus libre orienté vers la recherche qui est mentionnée par le décret. Elle pourrait permettre une formation approfondie dans le domaine de l'assurance qualité, et je me demande si on ne pourrait pas aussi y mettre thérapie cellulaire et thérapie génique. Merci de me dire ce que vous en pensez).
Pour chacune de ces options, il est nécessaire de réfléchir aux différents semestres de niveau 2 qui pourraient être proposés, ainsi qu'aux conditions d'agrément de ces services.
3. Finalisation du texte de l'annexe fixant les objectifs pédagogiques de la formation de niveau 1
Voir texte ci-joint amendé selon les remarques faites au cours de la réunion.
(Merci de relire dans le détail et de me donner rapidement vos dernières corrections).
4. Questions diverses
Se pose le problème de la gestion des postes des internes qui fait intervenir les DRASS et les directions des hôpitaux dont la motivation est d'assurer le fonctionnement des services. Il sera impératif que les postes de niveau 1 soient répartis de la façon suivante :
- Bactériologie et virologie 25 %
- Biochimie 25 %
- Hématologie 25 %
- Immunologie* 12,5 %
- Parasitologie* 12,5 %
* ne pas oublier des postes pour le niveau 2 de l'option biologie polyvalente.
La gestion des postes de niveau 2 risque de poser des problèmes difficiles et il faut réfléchir à un système que nous pourrions proposer. D'ores et déjà, on peut prévoir la nécessité de postes "flottants". Toutes vos propositions seront les bienvenues.

Liste des options pour le niveau 2
· Bactériologie, virologie et hygiène hospitalière
· Biochimie
· Biologie polyvalente
· Biologie de la reproduction
· Génétique
· Hématologie
· Immunologie
· Parasitologie-mycologie
· Pharmacologie-toxicologie
· Thérapie cellulaire et thérapie génique

Les objectifs pédagogiques de niveau 1 (septembre 2002)


1 juillet 2002
COMITE NATIONAL DE BIOLOGIE MEDICALE
Résumé des discussions de la réunion du 25 juin 2002
1. Niveau 2
Pour répondre aux interrogations des membres du CNBM, il est précisé que les enseignements, les conditions d'agrément des services et les simulations de maquettes feront l'objet d'un travail de réflexion du CNBM, en liaison avec les différentes spécialités. Des contacts sont ou vont être pris avec les responsables d'enseignement d'autres DES, de DESC, de DESS pour organiser des modules communs (exemple avec le DES d'hématologie clinique, le DESS de biologie de la reproduction, le DESC de génétique moléculaire).
Les différents acteurs de la biologie polyvalente ont déjà travaillé autour de Danielle Duchassaing et Marie-Françoise Godeau-Toussaint pour bâtir un projet.
Des annexes pourront être rédigées dans un second temps puisque les internes n'aborderont le niveau 2 qu'en novembre 2005

2. Comme prévu dans le courrier adressé aux membres du CNBM le 24/5/02, les points suivants sont abordés.
2-1. Annexes comportant les objectifs de formation de niveau 1
Beaucoup d'objectifs de formation transversaux sont déclinés par chacune des spécialités. Il est décidé de les regrouper dans un texte d'introduction que Philippe Gillery vous proposera.
Des aménagements de chacun des textes pour uniformiser la présentation seront ensuite réalisés par Martine Aiach, en liaison avec chacun des spécialistes du CNBM concerné.
L'ensemble du texte de l'annexe "Objectif de la formation de niveau 1" sera ensuite relu et validé par les membres du CNBM pour être transmis à MM. Filatriau et Planchou.

2-2. Liste des spécialités de niveau 2
La liste arrêtée en séance est la suivante :
- Bactériologie, virologie et hygiène hospitalière et des collectivités
- Biochimie
- Biologie polyvalente
- Biologie de la reproduction
- Génétiqe moléculaire
- Hématologie et transfusion
- Immunologie
- Parasitologie-Mycologie
- Thérapie cellulaire et thérapie génique
- Toxicologie
Merci de me confirmer rapidement
Une discussion s'est engagée sur les intitulés des formations proposées par les services agréés pour le niveau 2.
Pas urgent, mais après réflexion, je me demande si on ne pourrait pas faire des groupes d'agrément.
Exemples :
- Biochimie : hormonologie, radiobiologie, toxicologie, pharmacologie
- Hématologie : hémostase, hématologie cellulaire, transfusion
- Microbiologie : bactériologie, virologie, hygiène, parasitologie et mycologie...
- Génétique biologique : génétique moléculaire, oncogénétique, cytogénétique...
- Biologie interventionnelle : biologie de la reproduction, thérapie cellulaire, thérapie génique...
- Biologie polyvalente : assurance qualité...
- Services cliniques : maladies infectieuses, hématologie, immunologie, endocrinologie...

2-3. Critères d'agrément des services accueillant des internes pour le niveau 1
Une proposition de document détaillé avait été faite par David Smadja et David Scurvik. Martine Aiach a proposé de résumer le document pour l'inclure dans l'annexe. Elle va essayer d'en rédiger une nouvelle version en tenant compte des remarques faites par les membres du CNBM.
Ce document ne pourra, hélas, pas être diffusé en annexe du décret.

3. Les remarques sur le décret adressées par le comité pédagogique de l'Ile-de-France
Martine Aiach ayant été personnellement mise en cause a répondu à Antoine Andremont pour tenter de lui expliquer son rôle d'écoute et de synthèse. En tant que présidente, elle ne défend aucun intérêt particulier, elle a rédigé des notes de synthèse qui ont été chaque fois soumises et validées par l'ensemble des membres du CNBM. Le décret a été rédigé par MM. Filatriau et Planchou en liaison avec elle et avec les doyens Philippe Lauret et Gérard Lévy, à l'époque consultants des ministres concernés (éducation nationale et santé). Il est passé devant le Conseil national de l'enseignement supérieur et a été voté à l'unanimité en présence de MM Planchou et Filatriau et du doyen Philippe Lauret. D'après Mr Planchou, le décret est, à l'heure actuelle, signé par les ministres.
On peut regretter que le décret ne réponde pas à l'attente de certains collègues enseignants, en particulier les bactériologistes, les virologistes et les parasitologistes, mais il faut noter une bonne adhésion des internes, des professionnels et de nombreux enseignants d'autres spécialités. Le comité pédagogique de la région Rhône-Alpes, comme l'atteste la lettre de son coordonnateur, Benoît Polack, semble adhérer au projet. Les collègues des spécialités bactériologie-virologie et parasitologie-mycologie auront, de toute façon, tout loisir d'organiser leurs enseignements comme ils l'entendent. Le décret est volontairement très ouvert sur ce point.
Il n'est pas possible de revenir sans arrêt sur les mêmes problématiques dont nous avons exploré déjà tous les aspects. Les prochaines séances du CNBM devront être consacrées au travail de rédaction des annexes pour le niveau 2 (on devrait pouvoir, actuellement, rédiger celles de niveau 1 sans avoir à se réunir).
Une date sera fixée en septembre en essayant de tenir compte des disponibilités de chacun.

6 juin 2002
Professeur P. Gillery
Proposition de paragraphe d'introduction pour les objectifs pédagogiques

A l'issue de la formation en Biologie, les internes doivent avoir acquis non seulement une compétence dans le domaine analytique et méthodologique, mais aussi les connaissances métaboliques, physiologiques et épidémiologiques permettant de comprendre la pathologie, donc le fondement des explorations biologiques.
Pour toutes les disciplines, les internes doivent connaître et savoir appliquer les règles du Guide de Bonne Exécution des Analyses de Biologie Médicale, et notamment :
§ Connaître les conditions de prélèvement, de conservation, d'utilisation des différents milieux biologiques ainsi que les précautions à respecter pour éviter les risques de contamination du personnel et de l'environnement.
§ Connaître les principes de base des appareillages les plus couramment utilisés et savoir gérer les demandes, en étant notamment capables de maîtriser le degré d'urgence d'une demande d'analyse biologique, ainsi que la mise en place et le suivi d'activités de biologie délocalisée.
§ Connaître les notions de bio-informatique indispensables à la gestion du contrôle de qualité.
Les internes doivent être capables de commenter les résultats, et de les valider biologiquement en vue d'apporter une aide à la prévention, au diagnostic et au suivi des principales affections. Ils doivent être aptes à instaurer un dialogue bioclinique et à exprimer une approche critique sur la cohérence des résultats biologiques avec l'ensemble du dossier clinico-biologique, pour participer efficacement aux stratégies décisionnelles diagnostiques, thérapeutiques et prophylactiques. Ils doivent inscrire leur action dans le cadre des règles d'éthique indispensables à la prise en charge des patients.

DES de Biologie Médicale: Objectifs de formation pour la discipline Immunologie

Explorer les cellules, les protéines et le gènes sélectivement mis en oeuvre par le système immunitaire à l'état normal et pathologique.
I. Objectifs d'acquisition d'éléments d'immunopathologie clinique
- Connaître les éléments de clinique, d'épidémiologie et de génétique indispensables à l'orientation du diagnostic biologique et à la discussion des résultats des examens biologiques dans le domaine des principales pathologies immunitaires suivantes :
1. Les maladies allergiques et l'anaphylaxie
2. Les maladies auto-immunes de système et spécifique d'organe
3. Les déficits immunitaires constitutionnels et acquis
4. Les syndromes immunoprolifératifs
5. Les syndromes inflammatoires
II. Objectifs d'acquisition de connaissances technologiques et méthodologiques.
- Connaître le principe et les critères de validation des méthodes suivantes : Immunoprécipitation, Immunofixation, Immunohémolyse, Agglutination, Immunoenzymologie, Immunofluorescence, et Cytométrie en flux.
Les modalités d'acquisition et de validation seront précisées par les commissions pédagogiques régionales ou inter-régionales mais elles seront au mieux associées à la formation pratique au diagnostic et au suivi biologique des maladies immunologiques dans les services accrédités.
III. Objectifs de diagnostic biologique des maladies immunologiques :
1 - Allergie et l'anaphylaxie
- Connaître la démarche diagnostique et les éléments biologiques permettant d'identifier ou d'étayer le diagnostic d'une réaction anaphylactique, d'un état atopique, d'une allergie immédiate et de reconnaître l'allergène.
- Connaître le principe et être capable de mettre en œuvre les tests qui concourent au diagnostic de réaction allergique et à l'identification de l'agent responsable, dans le cadre plus général de l'enquête allergologique notamment : dosage des IgE totales et spécifiques.
2 - Maladies auto-immunes :
- Connaître la démarche diagnostique et les éléments biologiques permettant de reconnaître et de suivre l'évolution d'une maladie autoimmune de système : Lupus érythémateux systémique, Polyarthrite rhumatoïde, et Syndrome de Gougerot Sjögren.
- Connaître le principe des méthodes d'analyses permettant de reconnaître une maladie autoimmune de système : Immunofluorescence directe et indirecte, Immunoenzymologie, Agglutination, et Immunoprécipitation.
- Savoir mettre en œuvre le dépistage et titrage d'anticorps anti-nucléaires, et le dépistage et titrage de facteurs rhumatoïdes.
- Connaître la démarche et les éléments biologiques permettant de contribuer au diagnostic et de suivre l'évolution d'une maladie autoimmune spécifiques d'organe concernant notamment : les glandes endocrines, le système vasculaire, le tube digestif, et les cellules sanguines.
- Connaître les principes des méthodes d'analyses utilisées pour le diagnostic, le dépistage et le suivi des maladies autoimmunes spécifiques d'organe : Immunofluorescence sur coupe de tissus ou sur lame de cellules, Hémagglutination , Méthodes immunoenzymatiques.
- Savoir mettre en œuvre : la recherche et la caractérisation d'anticorps anti-thyroïdiens, le diagnostic immunologique de la maladie coeliaque, le dépistage d'auto-anticorps anti- érythrocytaires.
3 - Déficits immunitaires
- Connaître la démarche et les éléments biologiques permettant de suspecter, de dépister et d'orienter l'étude d'un déficit de l'immunité humorale et cellulaire.
- Connaître les principales méthodes d'analyses utiles pour le dépistage d'un syndrome d'immunodéficience : Immunoprécipitation, dosage des immunoglobulines et des principaux facteurs du complément.
Déficits immunitaires constitutionnels
- Savoir mettre en œuvre : une étude des immunoglobulines sériques et une étude des principaux facteurs du complément.
Déficits immunitaires acquis
- Connaître les déficits immunitaires acquis dus au virus de l'immunodéficience humaine, aux thérapeutiques et à l'immunosenescence.
- Savoir mettre en œuvre les examens permettant de les reconnaître.
4 - Maladies immunoprolifératives
- Connaître la démarche et les éléments biologiques permettant de reconnaître et de caractériser une maladie immunoproliférative notamment : Leucémie lymphoïde chronique, Myélome , Maladie de Waldenström, et Syndrome de Sézary.
- Connaître les principales méthodes d'analyses utiles pour le diagnostic et le suivi des maladies immunoprolifératives : Immunofixation et Immunoprécipitation.
- Savoir mettre en œuvre : la caractérisation et le dosage d'une immunoglobuline monoclonale, et d'une cryoglobuline.
5 - Syndromes inflammatoires
- Connaître les marqueurs biologiques de l'inflammation, les méthodes d'exploration et la signification des résultats.
- Savoir mettre en œuvre l'exploration d'un état inflammatoire, orienter l'analyse vers les explorations biologiques adaptées à la recherche étiologique du syndrome inflammatoire et à l'identification de l'agent activateur, et en connaître les limites : Hémogramme , Protéinogramme, Protéines de l'inflammation.
- 6 - Greffes et transplantations
- Connaître les éléments biologiques et immunogénétiques pris en compte dans l'appariement entre donneur et receveur d'une greffe d'organe ou de cellules souches hématopoiétiques.
7 - Alloimmunisation foetomaternelle et compatibilité transfusionnelle
- Connaître les principes, procédures et obligations de détermination des groupes sanguins et les principes sur lesquels reposent les recherches d'anticorps alloimmuns au cours des transfusions sanguines.
- Connaître le principe des méthodes de groupage des cellules sanguines et de recherche d'alloanticorps dirigés contre ces cellules : Hémagglutination, Immunoenzymologie, et Immunofluorescence.
- Savoir mettre en œuvre : un groupage érythrocytaire et un dépistage d'agglutinines irrégulières.
IV. Objectifs de formation aux modalités de surveillance immunologique des traitements immunoactifs
- Connaître les principes sur lesquels se fondent le suivi immunologique des thérapeutiques suivantes : Traitements immunosuppresseurs, Immunothérapie passive, Vaccinothérapies préventives, Désensibilisations.
- Savoir mettre en œuvre le suivi immunologique des désensibilisations et en mener une analyse critique.

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES DU DES DE BIOLOGIE MEDICALE
DISCIPLINE : BACTERIOLOGIE-VIROLOGIE

Tronc commun (1ère partie du DES)

Les objectifs sont classés en trois modules :
- bactériologie,
- virologie,
- hygiène hospitalière et sécurité microbiologique.
Le premier chapitre de chacun des modules bactériologie et virologie relève d'un enseignement formel. Les connaissances des autres chapitres, étant appliquées à l'exercice professionnel, doivent s'intégrer à la pratique lors des stages dans les services de bactériologie-virologie-hygiène hospitalo-universitaires. La délivrance des connaissances, en salle de réunion ou à la paillasse, peut revêtir différentes modalités pédagogiques :
- cours magistraux, synthèses par l'enseignant ou un étudiant sous sa responsabilité,
- analyses de résultats de laboratoire (cas démonstratifs, pièges d'interprétation…),
- présentations de cas clinico-biologiques,
- élaboration d'algorithmes décisionnels,
- évaluation de stratégies diagnostiques et thérapeutiques,
- synthèses techniques (réactifs, automates, méthodes de diagnostic…) sous forme de présentation ou d'analyse d'articles.
Ces objectifs seront assortis d'une liste des actes dont le Biologiste médical devra avoir acquis la maîtrise qui pourra être validée par les responsables de stage.
Les référentiels recommandés sont le REMIC (édition 1998 en cours de mise à jour) et le REVIR (édition 2000), édités sous l'égide de la Société Française de Microbiologie par 2M2.
Ces objectifs devront faire l'objet d'une réactualisation régulière.

MODULE DE BACTERIOLOGIE

A - Approfondir les connaissances acquises au cours du second cycle et nécessaires à la compréhension de la démarche diagnostic et des principes des tests utilisés en bactériologie médicale et concernant notamment :
- l'anatomie fonctionnelle des bactéries
- les antigènes et les vaccins bactériens
- les gènes bactériens et les mécanismes de la variabilité génétique
- les principaux facteurs et mécanismes de la virulence bactérienne
- les méthodes phénotypiques, moléculaires et sérologiques appliquées au diagnostic.
B - Connaître les mécanismes d'action des antibiotiques, les mécanismes de résistance des bactéries, l'évolution de la résistance et les techniques phénotypiques et moléculaires mises en œuvre au laboratoire pour l'aide à la prescription et au suivi du traitement antibiotique.
C - Connaître les principales bactéries d'intérêt médical.
Et pour chacune d'elle approfondir en particulier :
§ La position taxonomique
§ Les principaux caractères bactériologiques
§ L'habitat
§ L'épidémiologie
§ Le pouvoir pathogène
§ Les principaux facteurs de virulence et leur mécanisme d'action
§ Les prélèvements à effectuer et leurs conditions de transport
§ Les éléments du diagnostic bactériologique direct et indirect
§ La sensibilité et la résistance aux antibiotiques
§ Les principes du traitement prophylactique et curatif
Bactéries à Gram positif :
Staphylococcus aureus ; Staphylocoques à coagulase négative ; Streptocoques b-hémolytiques et non groupables ; Streptococcus pneumoniae ; Enterococcus ; Listeria monocytogenes ; Corynebactéries ; Bacillus anthracis ; Clostridium difficile ; Clostridium perfringens ; Clostridium botulinum.
Bactéries à Gram négatif :
Neisseria meningitidis ; Neisseria gonorrhoeae ; Moraxella ; Escherichia coli et autres entérobactéries ; Salmonella enterica ; Shigella ; Yersinia ; Pseudomonas aeruginosa ; Acinetobacter ; Vibrio cholerae ; Campylobacter ; Helicobacter ; Brucella ; Haemophilus influenzae ; Bordetella pertussis. Legionella ; Pasteurella multocida ; Bacteroïdes et bactéries apparentées.
Autres bactéries :
Leptospires ; Treponema pallidum ; Borrelia burgdorferi ; Mycoplasma-ureaplasma ; Chlamydia ; Rickettsia ; Mycobacterium tuberculosis ; Mycobactéries atypiques.
D - Dans la mise en œuvre des examens nécessaires aux diagnostics des septicémies et endocardites, des infections méningées et cérébro-méningées, respiratoires hautes et basses, cutanéo-muqueuses, ostéo-articulaires et viscérales, digestives, urinaires, sexuellement transmissibles et néonatales, connaître en particulier :
- Le contrôle de la prescription
- La pratique de la technique
- La gestion des erreurs techniques
- La validation biologique
- La validation médicale
- L'assurance qualité (GBEA, nomenclature)
- Les risques professionnels et aspects médico-légaux
-

MODULE DE VIROLOGIE

A - Approfondir les connaissances acquises au cours du second cycle et nécessaires à la compréhension de la démarche diagnostique et des principes des tests utilisés en virologie médicale et concernant notamment :
- la structure et l'organisation génétique des virus, viroïdes et agents non conventionnels
- le cycle de réplication des virus et les cibles du traitement antiviral
- les mécanismes de la variabilité des virus
- les différents modes d'interaction entre le virus et la cellule-hôte
- les modalités de transmission des virus et les mécanismes de défense de l'organisme
- les facteurs liés au virus et à l'hôte dans la pathogénie des maladies virales et les différents modes évolutifs de ces dernières
- les méthodes de diagnostic direct et indirect des infections virales
- les différents types de vaccins antiviraux et les principes de la thérapie génique.
B - Connaître les mécanismes d'action et les spectres d'activité des antiviraux, les modalités de résistance des virus et les techniques phénotypiques et génotypiques utilisées pour le suivi des traitements antiviraux.
C - Connaître les principaux virus d'intérêt médical.
Pour chacun des virus de la liste ci-dessous connaître :
- la position taxonomique,
- les principaux caractères virologiques (taille, type d'acide nucléique, symétrie de la capside, présence ou non d'une enveloppe …),
- la constitution antigénique,
- l'épidémiologie,
- le pouvoir pathogène et la pathogénicité,
- les éléments du diagnostic virologique direct et indirect,
- le traitement prophylactique et curatif éventuel.
· Virus à ADN : adénovirus, Herpesviridae, virus de l'hépatite B.
· Virus à ARN : virus de l'hépatite A, virus de l'hépatite C, virus de l'hépatite D, entérovirus, virus de la grippe, virus respiratoire syncytial, virus de oreillons, virus de la rougeole, virus de la rubéole, parvovirus B19, rotavirus, rétrovirus humains.
Pour chacun des virus suivants, connaître les principaux caractères virologiques, les bases épidémiologiques, le pouvoir pathogène et la prophylaxie éventuelle : rhinovirus, virus parainfluenza, coronavirus, calicivirus, astrovirus, papillomavirus, polyomavirus, virus de la rage, arbovirus.
D - Dans la mise en œuvre des examens nécessaires aux diagnostics des hépatites virales, des infections virales cutanéo-muqueuses et génitales, des infections virales transmises de la mère à l'enfant, des infections virales respiratoires, de la sphère ORL et de l'œil, des gastro-entérites virales, des infections virales et à ATNC du système nerveux et des infections à retrovirus humains, connaître en particulier:
- le contrôle de la prescription,
- la pratique de la technique,
- la gestion des erreurs techniques,
- la validation biologique,
- la validation médicale,
- l'assurance qualité (GBEA, nomenclature),
- les risques professionnels et aspects médico-légaux.

MODULE D'HYGIENE HOSPITALIERE ET DE SECURITE MICROBIOLOGIQUE

A - Approfondir les connaissances acquises au cours du second cycle et nécessaires à la compréhension de la prévention et de la surveillance des infections nosocomiales, notamment :
- les risques infectieux à l'égard du malade et du personnel,
- les mesures d'hygiène de base et spécifiques,
- l'antisepsie, désinfection et stérilisation,
- la place de l'environnement dans la survenue d'Infections Nosocomiales,
- le rôle du laboratoire dans l'alerte, la surveillance et l'investigation de cas groupés d'Infections Nosocomiales et communautaires.
B - Connaître la conduite à tenir devant plusieurs types de situations infectieuses :
- épidémie d'infections nosocomiales ou communautaires,
- cas d'exposition au sang
- élimination des déchets d'activités de soins.
C - Connaître les mesures de sécurité en vigueur concernant :
- les produits sanguins,
- les greffes d'organes, tissus ou cellules,
- les laboratoires et leur démarche qualité,
- le transport d'échantillons biologiques.

Critères d'agrément des services pour les semestres de niveau 1

L'interne est un praticien en formation qui effectue, dans le cadre de ses fonctions hospitalières, une activité de biologiste sous la responsabilité d'un senior, par délégation du chef de service. Dans chacune des spécialités, l'interne devra, à la fin du semestre, satisfaire aux objectifs de la formation (annexe ) pour obtenir la validation.
Le niveau 1, c'est-à-dire les quatre premiers semestres de l'internat, doivent apporter aux internes les bases de la démarche biologique aussi bien que l'apprentissage spécialité par spécialité de la réalisation des examens les plus couramment pratiqués (par réalisation, on entend les étapes pré-analytiques et analytiques, l'interprétation, le dialogue clinico-biologique).
La mission de formation des services agréés pour le niveau 1 sera structurée autour des points suivants :
1. Un projet pédagogique élaboré par le service indiquant les objectifs, les moyens mis à disposition et les critères de validation.
2. Des séances de bibliographie, d'enseignement et/ou de présentation de cas clinico-biologiques organisées plusieurs fois par mois
. 3. Des biologistes seniors disponibles en nombre suffisant pour superviser l'activité des internes.
4. Une activité comportant l'ensemble des examens les plus courants de la spécialité.
5. L'organisation d'une formation aux prélèvements pour les examens de la spécialité.
6. La participation à la garde dans la spécialité.
Chaque service ne pourra être agréé que dans l'une des spécialités suivantes pour le niveau 1:
- bactériologie et virologie
- biochimie
- hématologie
- immunologie
- parasitologie et mycologie
L'agrément pour le niveau 1 n'exclut pas un agrément de niveau 2 pour une formation spécialisée.

LISTE DES SPECIALITES DE NIVEAU 2 PROPOSITION

Biologie polyvalente
Biologie de la reproduction
Biochimie
Génétique moléculaire
Hématologie et transfusion
Immunologie
Microbiologie et hygiène
Parasitologie et mycologie
Thérapie cellulaire et thérapie génique
Virologie

transmis par M Aiach et E Seillés
14/6/2002
propositions de notre collègue Danielle Duchassaing sur la biologie polyvalente et l'assurance qualité.

BIOLOGIE POLYVALENTE
SEMESTRE DE NIVEAU 2 (proposition : version 2)
ENSEIGNEMENT PRATIQUE
formation à acquérir au cours d'un semestre dans un service de biologie polyvalente (proposition)
Ø Corrélations interdisciplinaires en biologie
- approche physiopathologique
- dialogue -biologiste - clinicien dans le cadre de poly-pathologies
Ø Organisation de la prise en charge multidisciplinaire des patients, en particulier pour l'accueil polyvalent des Urgences
Ø Prise en charge de la qualité de la Biologie délocalisée
Ø Formation du personnel soignant concernant les prélèvements
Ø Rôle du biologiste hospitalier dans les activités transversales des Etablissements de Santé
- Participation aux activités du CLIN
- Participation aux activités de maîtrise des conditions d'hygiène et de sécurité des Etablissements de Santé (produits alimentaires destinés au patients et au personnel, contrôles de l'Eau, victimes d'AES)
- Confidentialité et sécurité des données : intégration des données biologiques dans le circuit des informations relatives au patient et dans l'informatique hospitalière.
Ø Rôle du biologiste pour l'application du GBEA
- Initiation à la gestion de la qualité
- Participation à la cellule qualité du service
Ø Participation à la Cellule Qualité des Etablissements de Santé
- Rôle du biologiste polyvalent dans la cellule de Gestion des Risques (événements indésirables) et dans les Vigilances
- Participation à la Gestion des identités, en relation avec les contraintes réglementaires
Ø Participation à la gestion économique des Etablissements de Santé
- Investissements : cahiers des charges, procédures d'appels d'offre
- Fonctionnement : maintenance, relations avec les services biomédicaux,
- Organisation du suivi économique des services de biologie
- Responsabilité dans le cadre de la délégation de signature
Ø Rôle des biologistes dans la recherche et la gestion des indicateurs qualité et d'activité des Etablissements de Santé
Ø Intégration à la vie hospitalière
Définitions et rôles des instances administratives : Conseil d'Administration, CME, DIM, Conseil de Service,
Services administratifs, logistiques, etc.
Participation aux délibérations
COMPLEMENTS THEORIQUES
prévus au titre VI des objectifs de l'arrêté du 17 octobre 1991 (annexe)
- Environnement institutionnel : rapports avec les tutelles, SS, DASS, DRASS, DHOS
- Législation : Différentes structures d'exercice
Normes d'installation, de personnel
Activités réglementées
- Fonction de l'entreprise : Gestion des ressources humaines Gestion financière
- Déontologie

ASSURANCE QUALITE EN BIOLOGIE
SEMESTRE DE NIVEAU 2
(proposition : version 2)
ENSEIGNEMENT THEORIQUE
Possibilité de participation de l'interne à un Diplôme Universitaire d'Assurance de la Qualité organisé dans les Universités
ENSEIGNEMENT PRATIQUE
Thèmes à aborder au cours du semestre dans un service spécialisé en Assurance Qualité de niveau 2, dans le cas où l'interne ne participe pas à un Diplôme Universitaire d'Assurance de la Qualité organisé dans les Universités
Ø Normes et standards
- Organismes internationaux (ISO) et nationaux (AFNOR - ANAES)
- Référentiels, recommandations d'experts, conférences de consensus.
Ø Définitions (normes ISO 9000:2000)
Ø GBEA
Autres textes à connaître pour l'exercice de la biologie :
Norme ISO/CEN 15189 concernant le fonctionnement des laboratoires d'analyses de biologie médicale
Normes de la série ISO 14000 concernant la maîtrise de l'environnement
Normes spécifiques concernant la sécurité, l'hygiène
Marquage CE pour l'utilisation des matériels, réactifs et automates.
Ø Structure documentaire
- Classification des documents : manuel qualité, documents de procédures, instructions et modes opératoires, enregistrements
- Gestion des documents : validation et approbation, indexation, modification, archivage
Ø Management des processus
- Formalisation, Indicateurs et tableaux de bord
Ø Management de la Qualité
- La cellule qualité : constitution et rôle, responsable qualité
Ø Gestion des risques - prévention de l'erreur
- Méthodes : recueil d'événements, enquêtes de satisfaction
- Processus, avantages et inconvénients
Ø Evaluations
- Méthodes et outils
- Certification - Accréditation
Ø Gestion de la communication
- Informations et documents
- Transmissions et testaments, réunions, réseau intranet, affiches, etc.
AU COURS DU SEMESTRE, L'INTERNE DEVRA
- participer au travail de la cellule qualité du laboratoire et de l'Etablissement
- participer à un "projet qualité" du service
- présenter son travail en vue de la validation du stage

Vous êtes intéressés par la biologie dans le monde....
Pourquoi ne pas participer au Science Advisory Board Forum on Diagnostic testing: c'est encore un peu confus dans les objetcifs...

Transmis par E Seillès
PRESENTATION DU PROJET DE DECRET
La biologie est une discipline médicale qui, par l'analyse d'échantillons de sang ou de prélèvements de produits biologiques, contribue à la démarche diagnostique des maladies et à la surveillance des traitements. Il existe plusieurs spécialités au sein de la biologie dont la biochimie, l'hématologie, l'immunologie, la microbiologie et la parasitologie sont, pour l'instant, les principales. Dans les laboratoires privés d'analyses médicales (LAM), la biologie est polyvalente, mais requiert souvent l'association de plusieurs biologistes ayant chacun une compétence plus pointue dans l'une des spécialités. Dans les établissements hospitaliers, les services de biologie ont soit une activité polyvalente (centres hospitaliers généraux, CHG), soit une activité spécialisée (certains CHG et les centres hospitaliers régionaux universitaires, CHRU).
Le métier de biologiste requiert des connaissances scientifiques, médicales et techniques étendues et une solide expérience pratique. De nouvelles spécialités sont apparues comme la génétique moléculaire et la biologie de la reproduction. Les biologistes sont impliqués dans les procédures médicales qui requièrent la manipulation in vitro de matériel biologique humain. Cette biologie "interventionnelle" inclut, non seulement la biologie de la reproduction, mais également la thérapie cellulaire et la thérapie génique. Une adaptation de la formation paraît nécessaire en restant dans le cadre des quatre années d'internat qualifiant. Cette formation doit permettre l'exercice de la profession dans l'ensemble du système de santé français (LAM, CHG, CHRU) ; ainsi, elle doit rester polyvalente en tenant compte de l'évolution des connaissances physiopathologiques et méthodologiques. Elle doit également permettre au biologiste en formation de s'orienter vers une spécialité.
Le diplôme d'études spécialisées (DES) de biologie médicale est une formation de 3ème cycle qui s'adresse à des étudiants ayant déjà acquis des connaissances de base dans les principales spécialités de la biologie au cours de leur 2ème cycle des études de médecine ou de pharmacie. L'internat doit leur apporter une véritable formation professionnelle dont l'essentiel se fera sur les sites hospitaliers où guidés par des praticiens expérimentés et compétents, ils seront mis en situation d'assurer les responsabilités qu'ils auront à prendre dans l'exercice de leur métier. Après une formation initiale de deux ans (niveau 1), l'interne devra faire valider son dossier par le coordonnateur interrégional et le comité pédagogique et leur présenter son projet professionnel. L'existence de deux options, biologie polyvalente ou biologie spécialisée, pour la deuxième partie de l'internat (niveau 2) devrait permettre la formation des biologistes dont notre système de santé aura besoin dans les années à venir et l'épanouissement de chacun par un choix motivé.
La première partie de l'internat (quatre semestres de niveau 1) est centrée sur la formation en milieu hospitalier aux principales spécialités de la biologie.
L'objectif de ces semestres de biologie générale est de former les internes aux actes de biologie les plus courants dans des services agréés pour l'une des cinq spécialités traditionnelles (biochimie, hématologie, immunologie, microbiologie et parasitologie). Cette première partie de la formation est un apprentissage du métier de biologiste, plus précisément de la démarche du diagnostic biologique, des bonnes pratiques d'analyse médicale, des prélèvements, et du dialogue avec les cliniciens.
La deuxième partie de l'internat (quatre semestres) est fonction du projet professionnel de l'interne. Si l'interne a choisi l'option biologie polyvalente, il poursuivra sa formation dans des services de niveau 1 (notamment la spécialité qu'il n'aura pas validé pendant la première partie de son internat) et dans des services de niveau 2 (notamment des services de biologie polyvalente et un service clinique pour un semestre). Il validera des modules d'enseignement universitaire pour renforcer ses connaissances dans le domaine de la démarche qualité, dans celui de la gestion et dans des spécialités biologiques telles que la transfusion et l'hygiène, qui dans les établissements hospitaliers privés et publics sont sous la responsabilité du biologiste.
Si l'interne a choisi l'option biologie spécialisée, il effectuera quatre semestres dans des services de biologie spécialisée (niveau 2) ou, pour un semestre, dans un service clinique pour acquérir une compétence dans l'un des domaines de la biologie, y compris les nouvelles spécialités (génétique moléculaire, biologie de la reproduction, hygiène, thérapie cellulaire...). Il pourra préparer la première année d'un DES complémentaire. Les internes qui se destinent à la recherche ou à une carrière hospitalo-universitaire auront la possibilité de suivre un cursus libre dans des services agréés pour le niveau 2 sous la responsabilité d'un tuteur. Une année de DEA pourra venir s'ajouter au cursus.
La souplesse dans la validation de la maquette du DES de biologie médicale implique un rôle d'arbitrage très important du coordonnateur et de la commission pédagogique de l'inter-région qui devront s'assurer de l'acquisition des principaux objectifs de la formation et guider les internes dans ses choix en fonction des possibilités d'organisation de l'inter-région. Elle implique également une révision des critères d'agrément des services de biologie qui, s'ils choisissent d'accueillir des interne de niveau 1, auront une responsabilité importante dans l'enseignement des bases de l'exercice de leur spécialité. Pour le niveau 2, les services de biologie ou éventuellement les services cliniques devront intégrer l'interne dans leur activité en leur proposant un projet biologique ou clinico-biologique leur permettant une formation approfondie dans une spécialité.

décret-internat biologie médicale
MINISTERE DE L'EMPLOI ET DE LA SOLIDARITEMINISTERE DELEGUE A LA SANTE
MINISTERE DE L'EDUCATION NATIONALE
D E C R E T DU FIXANT LA REGLEMENTATION DU DIPLOME D'ETUDES SPECIALISEES DE BIOLOGIE MEDICALE
Le Premier ministre,
Sur le rapport de la ministre de l'emploi et de la solidarité, du ministre de l'éducation nationale et du ministre délégué à la santé.
Vu le Code de la santé publique;
Vu le Code de l'éducation ;
Vu le décret n° 80-987 du 3 décembre 1980 modifié fixant la catégorie de personnes habilitées à effectuer certains actes de prélèvement en vue d'analyses de biologie médicale ;
Vu le décret n° 88-321 du 7 avril 1988 modifié portant organisation du troisième cycle des études médicales ;
Vu le décret 84-932 du 17 octobre 1984 relatif aux diplômes nationaux de l'enseignement supérieur ;
Vu le décret n° 88-996 du 19 octobre 1988 modifié, relatif aux études spécialisées de troisième cycle de pharmacie;
Vu le décret n° 99-930 du 10 novembre 1999 fixant le statut des internes et des résidents en médecine, des internes en pharmacie et des internes en odontologie.
Vu l'arrêté du 29 avril 1988 modifié relatif à la réglementation et à la liste des diplômes d'études spécialisées complémentaires de biologie médicale.
Vu l'avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche en date du ;
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- 2 -
DECRETE :
Art. 1er - Les études en vue du diplôme d'études spécialisées de biologie médicale ont une durée de quatre ans. Elles comportent deux parties nommées respectivement niveau 1 et niveau 2.
Le niveau 1 correspond aux quatre premiers semestres de l'internat, et le niveau 2 correspond aux quatre autres semestres restants.
Le diplôme d'études spécialisées de biologie médicale est délivré par les universités habilitées conjointement à cet effet par arrêté du ministre chargé des universités et du ministre chargé de la santé. Le diplôme d'études spécialisées de biologie médicale comporte deux options:
a) biologie polyvalente
b) biologie orientée vers une spécialisation.
Art. 2 - Sont admis à s'inscrire en vue de la préparation du diplôme d'études spécialisées de biologie médicale :
- les internes en médecine et en pharmacie classés en rang utile aux concours prévus respectivement aux articles L.632-2 et L.633-2 du Code de l'éducation susvisé ;
- les internes en médecine et en pharmacie classés en rang utile aux concours prévus respectivement aux articles L.632-12 et L.633-4 du Code de l'éducation précité, organisés pour les médecins et pharmaciens ressortissants d'Etats appartenant aux communautés européennes et de la Principauté d'Andorre ;
- les internes en médecine et en pharmacie classés en rang utile aux concours organisés pour les étudiants étrangers autres que les ressortissants d'Etats appartenant aux communautés européennes et de la Principauté d'Andorre, en application des articles L.632-12 et L.633-4 du Code de l'éducation précité ;
- les assistants des hôpitaux des armées reçus aux concours spécifiques prévus respectivement à l'article 50 du décret du 7 avril 1988 susvisé et à l'article 32 du décret du 19 octobre 1988 susvisé ; - les élèves et anciens élèves des écoles nationales vétérinaires titulaires du certificat de fin de scolarité de ces écoles dans les conditions mentionnées à l'article L.633-3 du Code de l'éducation précité.
Art. 3 - Les étudiants visés à l'article 2 du présent décret prennent annuellement une inscription administrative auprès d'une des universités de la circonscription dans laquelle ils sont affectés en vue de la préparation du diplôme d'études spécialisées de biologie médicale, selon les règles établies conjointement par les conseils des unités de formation et de recherche de médecine et de pharmacie de la circonscription et approuvées par les présidents des universités concernées.
Art. 4 - La préparation du diplôme d'études spécialisées de biologie médicale est placée, dans chaque circonscription, sous la responsabilité d'un enseignant chargé de coordonner l'organisation de la formation générale et de la formation pratique. Il est désigné pour une période de trois ans par les directeurs d'unité de formation et de recherche de médecine et de pharmacie, sur proposition des enseignants de la spécialité. Cette responsabilité est assurée alternativement par un enseignant des unités de formation et de recherche de médecine et un enseignant des unités de formation et de recherche de pharmacie.
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- 3 -
Il est assisté par une commission pédagogique interrégionale. Cette commission, dont les membres sont désignés par les directeurs des unités de formation et de recherche de médecine et de pharmacie de la circonscription, après accord des présidents d'université comprend :
- l'enseignant coordonnateur du diplôme, président ;
- au moins six enseignants appartenant à différentes unités de formation et de recherche de l'interrégion.
La parité est assurée entre les enseignants des unités de formation et de recherche de médecine et ceux des unités de formation et de recherche de pharmacie.
Un membre de la commission, élu par celle-ci, exerce les fonctions de vice-président ; il est médecin si l'enseignant coordonnateur est pharmacien et inversement.
La commission pédagogique interrégionale se réunit au moins deux fois par an sur convocation de l'enseignant coordonnateur. Elle est consultée sur tous les problèmes pédagogiques liés à l'application du présent décret, notamment sur la validation du niveau 1 et le projet professionnel de chaque interne mentionné dans l'article 6 du présent décret. Elle oriente l'interne pour la validation du niveau 2 en tenant compte du projet professionnel précité. Elle entend également à titre consultatif, un représentant des internes en médecine et un représentant des internes en pharmacie préparant le diplôme d'études spécialisées de biologie médicale dans la circonscription, désignés par l'enseignant coordonnateur sur proposition des organisations syndicales représentatives.
Art. 5 : Au cours du niveau 1, l'interne valide obligatoirement un semestre dans des services agrées pour ce niveau, dans chacune des spécialités suivantes :
- bactériologie et virologie ;
- biochimie ;
- hématologie.
Un autre semestre doit être validé soit en immunologie, soit en parasitologie et mycologie.
Les formations sont organisées dans chaque circonscription et pour chaque spécialité selon les modalités fixées par les conseils des unités de formation et de recherche de médecine et de pharmacie de la circonscription, sur proposition de l'enseignant coordonnateur, et approuvées par les présidents d'université concernés.
Art 6 : La validation de ces formations est prononcée par le responsable du service dans lequel le candidat a été affecté. La décision doit être motivée et comporter un document attestant si l'interne a atteint les objectifs de la spécialité tels qu'ils sont fixés dans l'arrêté mentionné à l'article 10 du présent décret.
A la fin du quatrième semestre, l'interne présente à la commission pédagogique interrégionale mentionnée dans l'article 4 du présent décret, un projet professionnel. Il indique dans ce projet son souhait de s'orienter soit vers la biologie polyvalente soit vers la biologie orientée vers une spécialisation.
En fonction du projet professionnel de l'interne, la commission prévue à l'article 4 ci-dessus émet des recommandations sur l'organisation du niveau 2 à valider. Il sera tenu compte du suivi de ces recommandations pour l'obtention du diplôme.
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- 4 -
Art 7 : Au cours du niveau 2, l'interne s'oriente soit vers la biologie polyvalente soit vers la biologie orientée vers une spécialisation.
Art 8 : Pour la validation en biologie polyvalente, les quatre semestres sont libres. Toutefois, l'interne ne peut valider plus de deux semestres dans une même spécialité. L'un de ces semestres peut-être validé dans un service clinique agréé. Il doit en outre valider les enseignements correspondant à l'assurance qualité, à l'organisation, gestion et droit appliqués à la biologie.
La formation peut également être effectuée dans des services agréés pour un diplôme d'études spécialisées ou pour un diplôme d'études spécialisées complémentaires en cas d'inscription à ce dernier ou dans un service clinique agréé.
Art 9 : L'interne en biologie orientée vers une spécialisation opte pour une formation spécialisée correspondant soit à l'une des spécialités mentionnées à l'article 5 du présent décret, soit à une autre spécialité biologique conformément au projet professionnel et selon les modalités définies par arrêté conjoint du ministre chargé des universités et du ministre chargé de la santé.
La formation est effectuée dans des services agréés pour le niveau 2, pour un diplôme d'études spécialisées ou pour un diplôme d'études spécialisées complémentaires. Un semestre peut-être validé dans un service clinique agréé.
L'interne peut également suivre un cursus orienté vers la recherche conformément à son projet professionnel sus mentionné.
Art 10 : Les objectifs pédagogiques de cette formation ainsi que la liste des spécialités biologiques mentionnées à l'article 9 ci-dessus sont fixés par arrêté conjoint du ministre chargé des universités et du ministre chargé de la santé, sur proposition du comité national de biologie médicale.
Ce comité comprend :
- un représentant du ministre chargé des universités et un représentant du ministre chargé de la santé ;
- les coordonnateurs interrégionaux visés à l'article 4 ci-dessus ;
- un médecin et un pharmacien biologistes praticiens hospitaliers affectés dans des centres hospitaliers régionaux ;
- un médecin et un pharmacien biologistes praticiens hospitaliers affectés dans des centres hospitaliers généraux ;
- un médecin, un pharmacien et un vétérinaire directeurs d'un laboratoire privé d'analyses médicales ;
- un interne en médecine et un interne en pharmacie.
Les membres du comité national de biologie médicale sont nommés pour quatre ans renouvelables, par arrêté conjoint du ministre chargé des universités et du ministre chargé de la santé. Le comité est présidé par le directeur des enseignements supérieurs ou son représentant.
Art 11 : La formation de ce diplôme est suivie dans des services hospitaliers, extra-hospitaliers ou des laboratoires de recherche agréés conformément aux dispositions du décret n° 89-697 du 1er septembre 1989 relatif à l'agrément des services formateurs et à la répartition des postes d'interne au titre du troisième cycle des études de biologie médicale.
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Art 12 : La validation de la formation est prononcée à la fin de chaque semestre par le responsable du service dans lequel le candidat a été affecté. La décision doit être motivée et comporter une appréciation formulée à partir du rapport établi par le candidat sur ses activités durant le semestre et un document attestant si l'interne a acquis les objectifs de la spécialité tels qu'ils sont fixés dans l'arrêté mentionné à l'article 10 du présent décret.
La décision de validation ou de non-validation du stage est transmise par le responsable du service, dans le délai d'un mois, au coordonnateur interrégionnal prévu à l'article 4 ci-dessus et au service de la scolarité de l'unité de formation et de recherche dans laquelle le candidat est inscrit.
Elle est immédiatement communiquée par le service de la scolarité aux directions régionales des affaires sanitaires et sociales responsables du choix dans la circonscription.
Art 13 : Les internes peuvent, après autorisation annuelle de la commission prévue à l'article 4 du présent décret, accomplir une partie de leur formation à l'étranger, dans les conditions fixées à l'article 56 du décret du 9 juillet 1984 susvisé, à l'article 20 du décret du 12 octobre 1984 susvisé, à l'article 33 du décret du 7 avril 1988 susvisé et à l'article 23 du décret du 19 octobre 1988 susvisé.
Art 14 : Le diplôme d'études spécialisées de biologie médicale, avec une option biologie polyvalente ou une option biologie spécialisée, est délivré aux candidats visés à l'article 2 du présent décret ayant :
1. Effectué la durée totale d'internat ou, pour les assistants des hôpitaux des armées, la durée totale d'assistanat ;
2. Accompli et validé la formation conformément au projet professionnel ;
3. Obtenu pour les internes en pharmacie et les vétérinaires, avant la fin du niveau 1, les attestations de capacité correspondant aux différents actes de prélèvement en vue d'analyses de biologie mentionnés à l'article 1er du décret du 3 décembre 1980 susvisé ;
4. Soutenu un mémoire devant un jury composé d'au moins quatre membres dont au moins un professeur de médecine et un professeur de pharmacie, désignés par le ou les présidents d'université sur proposition des directeurs des unités de formation et de recherche de médecine et de pharmacie de la circonscription et de la commission visée à l'article 4 ci-dessus.
Ce mémoire peut tenir lieu, pour tout ou partie, de thèse en vue du diplôme d'Etat de docteur en médecine ou du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie.
Art 15 : Les dispositions du présent décret sont applicables à compter de l'année universitaire 2003-2004. Pour les candidats engagés dans le contenu du diplôme d'études spécialisées de biologie médicale à la date d'application du présent décret, ceux-ci terminent leur cursus conformément aux dispositions du décret n° 90-810 du 10 septembre 1990 susvisé.
Art 16 : Le décret du n° 90-810 du 10 septembre 1990 fixant la réglementation du diplôme d'études spécialisées de biologie médicale est abrogé à compter de la date de la mise en application du présent décret sous réserve des dispositions prévues à l'article 15 ci-dessus.
Art 17 : La ministre de l'emploi et de la solidarité, le ministre de l'éducation nationale et le ministre de l'agriculture et de la pêche sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret qui sera publié au Journal officiel de la République française.
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Fait à Paris, le
Par le Premier ministre :
La ministre de l'emploi et de la solidarité,
Le ministre de l'éducation nationale,
Le ministre de l'agriculture et de la pêche
Le ministre de la défense
La secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale,
NOTE DE PRESENTATION
Le décret n° 90-810 du 10 septembre 1990 fixant la réglementation du diplôme d'études spécialisées de biologie médicale n'a jamais été modifié alors que la profession de biologiste connaît une évolution et une diversification importantes.
A la demande du ministre, le Comité national de biologie médicale a réfléchi sur la formation à délivrer aux internes en biologie médicale compte tenu de l'évolution mentionnée précédemment.
Cette réflexion a abouti à un projet de réforme de l'internat conduisant à la délivrance du diplôme d'études spécialisées de biologie médicale et ayant pour objectif de donner la possibilité aux internes de se spécialiser dans un domaine particulier de la biologie.
Ainsi, la formation en quatre ans comporte deux paliers distincts. Le premier étant une formation commune d'une durée de deux ans, qui consiste en la validation de quatre semestres effectués dans quatre des cinq spécialités traditionnelles de la biologie médicale que sont, " la bactériologie et virologie ", " la biochimie ", " l'hématologie ", " l'immunologie ", " la parasitologie et la mycologie " (article 5). A la fin du quatrième semestre, l'interne, en établissant un projet professionnel (article 6), choisit l'une des deux options proposées que sont celle d'une " biologie polyvalente " et celle d'une " biologie orientée vers une spécialisation " (article 7). Il est également possible à un interne ayant choisi l'option biologie spécialisée de valider un cursus orienté vers la recherche.
Les formations à valider dans le cadre de l'option " biologie polyvalente " sont précisées dans l'article 8 du présent projet et celles concernant l'option " biologie orientée vers une spécialisation " le sont dans l'article 9. La liste des spécialités biologiques autre que celles mentionnées précédemment, ainsi que les objectifs pédagogiques à atteindre dans chacune des spécialités, y compris celles de l'option " biologie polyvalente " seront fixés par arrêté conjoint du ministre chargé des universités et du ministre chargé de la santé.
Tels sont les objectifs du projet de décret qui vous est soumis ci-joint

PROPOSITION DE CRITERES D'AGREMENT DES SERVICES D'IMMUNOLOGIE élaborée par la commission DES de l'ASSIM et Transmise au Ministère:
PROPOSITION POUR UNE DEMANDE D'AGREMENT DES SERVICES VALIDANT LE DES DE BIOLOGIE MEDICALE AU TITRE DE L'IMMUNOLOGIE (niveaux 1 et 2)

Transmis par E Seillès
l'essentiel de ce qui a été dit à la réunion du CNBM du 9 janvier 2002 quant à la réforme de ce DES.
La maquette générale des critères d'agréments pour les services niveau 1 et 2 sera donnée en séance mercredi

Les principes de la réforme du DES de biologie médicale
1. Une première partie de l'internat (quatre semestres) centrée sur la formation en milieu hospitalier aux principales spécialités de la biologie
L'objectif de ces quatre semestres de biologie générale est de former, dans des services agréés dans l'une des cinq spécialités (voir schéma), aux actes de biologie les plus courants (ceux qui sont pratiqués dans les laboratoires d'analyses médicales et dans les établissements hospitaliers. La formation concernera l'apprentissage du métier de biologiste :
- démarche du diagnostic biologique,
- principe des méthodes d'analyse,
- contrôle de qualité (aspect analytique et pré-analytique),
- prélèvements,
- dialogue avec les cliniciens.
Les services agréés pour le niveau 1 devront, autant que faire se peut, apporter la formation théorique nécessaire à leur spécialité.
L'organisation de modules complémentaires d'enseignement sur des sujets ciblés non abordés pendant les stages sera laissée à l'initiative des comités pédagogiques interrégionaux.
Chaque service validera les objectifs pour sa spécialité et l'interne présentera un dossier attestant les apprentissages acquis en même temps qu'un projet professionnel à l'issue de ses quatre premiers semestres.
2. La deuxième partie de l'internat sera réservée à une spécialisation
Trois éventualités peuvent se présenter :
1) L'interne se destine à l'exercice polyvalent de la profession
Il effectuera des semestres d'internat dans des service de niveau 1 (en particulier celui des cinq spécialités qu'il n'aura pas validé) et dans des services de niveau 2 (notamment des services de biologie polyvalente). Nous proposons de créer un DESC de biologie polyvalente comportant un choix de semestres et un enseignement universitaire pour renforcer les connaissances dans le domaine de l'assurance qualité, dans celui de la gestion et dans des spécialités biologiques telles que la transfusion, l'hygiène, etc.
2) L'interne se destine à un exercice spécialisé
Il pourra se spécialiser dans tous les domaines de la biologie, notamment celui des actes requérant un agrément (génétique moléculaire, biologie de la reproduction, radiobiologie...).
La maquette de spécialisation sera celle d'un DESC, les semestres étant effectués dans des services spécialisés agréés pour le niveau 2.
3) L'interne se destine à la recherche ou à une carrière hospitalo-universitaire
Après un DEA, l'interne aura la possibilité de suivre un cursus libre dans des services agréés pour le niveau 2 (comme dans la filière pharmacie spécialisée) sous la responsabilité d'un tuteur.
Dans tous les cas, l'interne pourra, à sa demande et sur présentation d'un dossier, effectuer un semestre hors CHU ou hors filière.

Besançon le 4 janvier 2002
A Mesdames et Messieurs les membres du groupe de travail "ASSIM Rénovation du DES de Biologie Médicale"
Cher(e)s Collègues,
Les réflexions du Comité Nationale de Biologie Médicale (CNBM) présidé par Martine Aiach ont nettement avancé.
La rédaction du texte fixant les nouvelles modalités de formation conduisant au DES de Biologie Médicale et à sa validation entre dans sa phase finale, et la publication du nouvel arrêté est prévue pour avril/mai. Ces nouvelles modalités devraient s'appliquer pour novembre 2002, mais en raison des modifications souhaitées concernant l'obtention des agréments des services dits validants, ce calendrier ne semble pas jouable, et les représentants du ministère en sont bien informés.
L'ASSIM et son Président ont été saisis officiellement par M Aiach pour établir des propositions pour l'Immunologie. Lors de l'AG de notre association du 22 novembre 2001, il a été décidé en tant que membre du CNBM, et unique représentant de la discipline Immunologie de ce comité, que je conduirai cette réflexion et assurerai le dialogue entre l'ASSIM et le CNBM. J'ai accepté mais j'ai demandé à JY Muller de coordonner avec moi cette action. C'est ainsi qu'un groupe de travail s'est constitué avec des volontaires : abbal.m@chu-toulouse.fr, jacques.bienvenu@chu-lyon.fr, AlChevailler@chu-angers.fr, faure@grip.u-nancy.fr, fcastex@pharma.univ-montp1.fr, michelegerman@yahoo.com, noelle.genetet@univ-rennes1.fr, olivier.boyer@chups.jussieu.fr, wachs@pharma.u-strasbg.fr, jymuller@sante.univ-nantes.fr, jose.boucraut@medecine.univ-mrs.fr, sabine.le-gouvello@hmn.ap-hop-paris.fr, mrosen@club-internet.fr, jean-pierre.farcet@hmn.ap-hop-paris.fr, ghislaine.sterkers@rdb.ap-hop-paris.fr, estelle.seilles@univ-fcomte.fr
D'autres volontaires sont les bienvenus, et il faudra penser à associer des internes de bio à nos réflexions
Nous avions déjà convenu début décembre d'une date pour nous réunir le 23 janvier 2002 de 13h30 à 17h, à Paris et probablement à la Pitié. Toutefois, la date est maintenue mais les horaires sont modifiés en raison d'une réunion du CA de l'ASSIM le même jour l'après-midi.
Cette réunion se tiendra le
23 janvier de 10h à 13h
bibliothèque du CERVI, 2° étage
Hôpital Pitié-Salpêtrière(secteur Pitié, rue à droite après les urgences)
47-83, Bd de l'hôpital, paris 13
Métro : St Marcel
Le texte initial du projet de réforme a déjà été diffusé sur le site de l'ASSIM et je vous diffuserai la version modifiée par la dernière réunion du CNBM du 21 novembre 2001, dès qu'elle sera disponible, ainsi que le courrier de M Aiach nous sollicitant officiellement pour cette réflexion. Des propositions écrites devront lui parvenir pour début février au plus tard.
Nous devons travailler, en particulier, sur les points suivants :
La définition d'objectifs pédagogiques dits "raisonnables"
Critères/grille d'agrément des services d'immunologie validant l'immunologie au titre du niveau 1, càd entrant dans les 4 stages obligatoires(mais au choix avec la parasitologie) à effectuer au cours des 4 premiers semestres, et réalisant l'ensembles des examens/explorations de la discipline.
Critères/grille d'agrément des services de biologie spécialisée validant l'immunologie au titre du niveau 2, càd de l'immunologie spécialisée ou d'une partie de l'activité requise pour le niveau 1 (ex autoimmunité, allergollogie, thérapie cellulaire …)

Le CNBM devrait établir pour le 9 janvier une grille générale pour les agréments des services de niveau 1 avec un système quantitatif (obtention de points) selon le modèle de l'Ile de France. Je vous communiquerai cette grille qui nous servira de base pour préciser nos critères pour l'Immunologie. La même démarche sera également réalisée pour fixer un "canevas type" d'objectifs pédagogiques pour la formation théorique et pratique. A ce jour je n'ai rien reçu de plus précis que le CR de la réunion du CNBM du 21 novembre avec l'annexe 1.
Vous trouverez en courrier redirigé le compte-rendu de la réunion du CNBM du 21 novembre 2001.
Nous devrons également réfléchir à l'opportunité et à l'intérêt de créer un DESC "'Immunologie biologique spécialisée". Pour ce dernier point , nous disposerons de plus de temps mais il serait souhaitable d'annoncer nos souhaits également pour début février. Je vous rappelle qu'un des objectifs de cette réforme est d'augmenter l'attractivité de la filière Biologie Médicale et de permettre une véritable spécialisation en cours d'internat, ce qui n'est pas la situation actuelle. La création de ce type de DESC de biologie, judicieusement articulé avec l'actuel DESC clinique Immunopathologie pourrait être une de nos propositions. Enfin, La possibilité de préparer et de valider un Doctorat d'Université parallèlement à ce(s) DESC, pour des internes se destinant à une carrière hospitalo-universtaire, serait un élément très attractif qui devra également être envisagé.
Afin de préparer la réunion de notre groupe de travail concernant la définition d'objectifs pédagogiques, Jean-Yves Muller a préparé un document de travail qui doit être considéré comme un projet très préliminaire et perfectible.
Merci d'y réfléchir d'ici le 23 janvier et de nous faire part de vos suggestions. Le plus simple étant de n'avoir qu'une seule personne pour coordonner les réponses, et je vous propose de les envoyer à JY Muller ou à l'ensemble du groupe de travail.
Dans cette réforme on nous donne l'occasion de réfléchir et il serait regrettable de ne pas saisir la balle au bond. Il est vrai que les délais qui nous sont accordés sont courts, mais nous nous devons de relever le défi.
Dans l'attente de cette réunion, recevez, Cher(e) Collègue, tous mes meilleurs souhaits pour l'année 2002
Cordialement
Estelle Seillès (Vice Présidente ASSIM)


COMITE NATIONAL DE BIOLOGIE MEDICALE - Compte rendu de la réunion du 21 novembre 2001
Etaient présents : M. AIACH - A. ANDREMONT - S. BILLAUDEL - M. BOUCHERAT - M.L. DARDE - L. DUBREUIL - D. DUCHASSAING - M. GAUDEAU-TOUSSAINT - P. GILLERAY - J.G. GOBERT - F. LOULERGUE - M. PAYARD - B. POLACK - H. PORTUGAL - E. SEILLES - D. SMADJA. J.P. FILATRIAU, H. PLANCHAUX, Mme LERAY.
Etait excusé : M. GOSSENS

Définition d'une maquette de formation
L'internat en biologie comportera deux parties :
1) La validation de quatre semestres dans des services de biologie de l'une des cinq spécialiés suivantes :
- bactériologie et virologie
- biochimie
- hématologie
- immunologie
- parasitologie et mycologie
A la fin des quatre semestres, l'interne devra avoir obligatoirement validé la bactériologie/virologie, la biochimie et l'hématologie.
Ces quatre premiers trimestres seront effectués dans des services dits de biologie générale ou niveau 1 qui devront répondre à des critères précis d'agrément définis en annexe (annexe 1). A souligner la nécessité pour ces services d'assurer la formation théorique et pratique pour la réalisation (prélèvements compris) et l'interprétation de tous les examens biologiques pratiqués couramment pour le diagnostic des maladies couvertes par sa spécialité (voir Objectifs de formation, annexe 2).
2) Réalisation d'un projet professionnel au cours de la 2ème partie de l'internat
A l'issue de ces quatre semestres de biologie générale, l'interne présentera au comité pédagogique présidé par le coordonnateur interrégional un projet professionnel.
Le comité pédagogique orientera l'interne vers plusieurs types de services qui pourraient être à nouveau des services de niveau 1 et/ou des services spécialisés de niveau 2 qu'il pourra choisir à partir du 5ème semestre.
Les services spécialisés seront des services experts répondant à des critères d'agrément différents essentiellement basés sur une compétence reconnue dans l'un des domaines de la biologie (liste des critères d'agrément, annexe 3).
Les postes de niveau 2 permettront à l'interne d'acquérir une spécialisation (liste des domaines de spécialisation, annexe 4). Il est souhaitable que l'interne puisse réaliser au cours des quatre derniers semestres de son internat les stages nécessaires à la validation d'un DESC, permettant, notamment, l'accès aux actes réservés. A noter également que la biologie polyvalente est une spécialisation.
Les enseignements théoriques et leur validation
a) Enseignements correspondant à la "biologie générale" (bactériologie/virologie, biochimie, hématologie, immunologie, parasitologie/mycologie)
Il existe, à l'heure actuelle, une grande diversité dans l'organisation de l'enseignement correspondant aux forces dont disposent chaque interrégion. Il est souhaitable de laisser une marge de manœuvre importante aux comités pédagogiques interrégionaux.
La solution à privilégier est un enseignement intégré, dispensé par les enseignants hospitalo-universitaires sur le site, avec contrôle des connaissances intégré à la validation du stage.
b) Enseignement correspondant à la période de spécialisation
Des modules d'enseignements seront organisés dans le cadre des DESC (certains modules peuvent être communs avec des DESC de spécialités cliniques).
A préciser : DESS - DU - Enseignements transversaux
Professeur Martine AIACH, Le 27 décembre 2001
Proposition pour l'annexe 4.
Critères d'agrément pour les examens spécialisés
- Volume d'activité dans la spécialité
- Notoriété : Titres et travaux des responsables
- Définition d'un projet pour l'interne
Les services cliniques peuvent être un terrain d'accueil pour la spécialisation des internes en biologie, à condition de lui confier un projet ou une mission impliquant une collaboration avec un service de biologie.
Le contenu des autres annexes sera discuté lors de la prochaine réunion.


NOTE CONCERNANT LA PLACE DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DANS LE SYSTEME DE SOINS
proposé par N PHAM pour une cosignature SFI/SFBC, suite à une réunion avec la CNAM

L'évolution des connaissances de la Médecine de ces dix dernières années est liée au développement de nouvelles technologies en Biologie. Initiées et mises au point dans les laboratoires de recherche, de nombreuses techniques (Biologie moléculaire, chromatographie haute résolution, cristallographie, hybridation cellulaire etc …), avec l'aide de l'informatique, ont permis d'aborder l'ère moléculaire. Actuellement, quelle que soit la spécialité biologique, ces avancées techniques majeures ont pris leur place dans les laboratoires de diagnostic, répondant ainsi à une meilleure prise en charge des malades.
L'émergence rapide de technologies de plus en plus sophistiquées dans le domaine de la Biologie Médicale aborde trois questions : quel est l'apport d'une nouvelle technologie dans le système de soins ? Quelle est la place d'une nouvelle technologie dans un laboratoire de diagnostic ? Y-a-t-il besoin d'une habilitation pour une nouvelle technologie ?
Apport d'une nouvelle technologie dans le système de soins :
L'évaluation de cet apport devrait nécessairement être faite sur la base d'un partenariat clinico?biologique. Ainsi, l'implication de deux compétences distinctes mais complémentaires permettrait de parfaitement cibler les populations étudiées, de juger de la fiabilité des paramètres techniques et d'avoir une interprétation rigoureuse des résultats. Il existe de nombreux exemples dans la littérature où les données contradictoires sont parfois liées à une méconnaissance des réactifs biologiques utilisés Ainsi, pour garantir la qualité scientifique d'une évaluation et l'indépendance d'un laboratoire vis?à?vis de firmes commerciales, il serait souhaitable que les études soient multicentriques (implication d'un minimum de cinq centres), centres dont le choix serait fait en accord avec la (ou les) spécialité(s) concernée(s) tant sur le plan clinique que biologique. L'étude ne devrait être menée qu'après concertation et accord des biologistes responsables. En effet, il est regrettable que les efforts de standardisation de techniques soient souvent menés après la publication de résultats.
Place d'une nouvelle technologie dans un laboratoire de diagnostic :
La " praticabilité " d'une nouvelle technologie au sein d'un laboratoire de diagnostic devrait systématiquement être étudiée. Pour cela, il serait souhaitable de créer officiellement des " laboratoires de transfert ". Ces laboratoires de transfert seraient des laboratoires de diagnostic, dont la vocation serait d'être à l'interface d'unités de recherche. Leur dotation, tant sur le plan financier que du personnel technique, pourrait faire l'objet d'accords entre différents partenaires tels que la CNAM, l'INSERM, l'hôpital par exemple.
Habilitation pour une nouvelle technologie :
Une formation rigoureuse est la condition sine qua non pour pallier à une mauvaise utilisation ou la dérive possible d'une nouvelle technologie mise en place dans un laboratoire de diagnostic. Dans ce sens, il serait raisonnable de proposer que la formation de futurs utilisateurs d'une technologie donnée soit sous la responsabilité des " laboratoires de transfert ". L'expérience de terrain de ces unités ne peut être remplacée par la formation effectuée par les firmes commerciales.

L'essor permanent de la Biologie Médicale amène nécessairement à réfléchir sur la qualité de la formation des biologistes, la mise en place de l'enseignement post?universitaire et la diffusion de recommandations de pratiques professionnelles.
La formation des biologistes :
Depuis 1985, le diplôme d'études spécialisées (DES) de Biologie requiert une compétence théorique dans les cinq spécialités biologiques (Biochimie, Hématologie, Microbiologie, Immunologie, Parasitologie) et une compétence pratique obligatoire pour trois d'entre elles (Biochimie, Hématologie, Microbiologie) et optionnelle pour les deux autres (choix entre l'Immunologie ou la Parasitologie). La réforme prochaîne du DES de Biologie ne gardera, pour la compétence pratique, que l'obligation de stages pour les spécialités de Biochimie, d'Hématologie et Microbiologie. Il n'y aura plus d'obligation de validation soit d'un stage d'Immunologie soit d'un stage de Parasitologie. Cette réforme allant malencontreusement dans le sens opposé d'une formation pratique optimale, il serait nécessaire, dès à présent, de penser à créer une " habilitation " pour les deux spécialités orphelines à savoir l'Immunologie et la Parasitologie. Cette " habilitation " serait donnée aux biologistes, après validation pratique dans un laboratoire hospitalier de la spécialité, d'un certain nombre d'analyses à répertorier.
L'enseignement post-universitaire :
La nécessité de mettre en place un enseignement post?universitaire, encore appelé formation continue, est soulignée par les résultats des Contrôles Nationaux de Qualité portant sur diverses analyses biologiques. Aussi, serait-il souhaitable que l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) (en charge du Contrôle National de Qualité en Biologie) soit à la base d'actions de formation, ciblées sur les problèmes répertoriés lors des Contrôles Nationaux de Qualité.
La diffusion de recommandations de pratiques professionnelles :
Nombre de recommandations de pratiques professionnelles ont été rédigées, sous l'impulsion de l'Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé (ANAES), de Sociétés savantes, de Collégiales etc … Cependant, force est de constater que la diffusion des différents documents atteint rarement les professionnels de santé ciblés, à savoir les biologistes libéraux. Il serait donc souhaitable de redéfinir les besoins prioritaires de recommandations de pratiques professionnelles, et de promouvoir la diffusion effective de documents en moindre nombre, mais à une large échelle.
En conclusion, la réflexion commune et durable sur les évolutions de la Biologie Médicale, engagée par le Conseil Scientifique de la CNAM avec les différentes sociétés savantes de Biologie devrait aboutir à une meilleure identification des problèmes actuels et à une meilleure connaissance de la Biologie de demain. Il est essentiel que cette démarche novatrice ne reste pas sans suite, ni réponse.


Visite au Ministère de l'Education Nationale, Mardi 29 Mai 2001
Jean Louis Preud'homme, CNU 47.03
Gilbert Faure, Société Française d'Immunologie, SFI
Noëlle Genetet, Association des Enseignants en Immunologie, ASSIM
Marie Christine Béné, European Confederation for Laboratory Medicine, ECLM

Réflexion sur le DES de Biologie Médicale
Filtrage à l'entrée du ministère en raison des manifestations en cours dans la capitale, on est un peu en avance, on nous fait attendre dans la bibliothèque du ministre, tapissée du Journal Officiel jusqu'avant son accessibilité en ligne dans de jolies bibliothèques vitrées de 5 mètres de haut sous la mezzanine. Grandes tables en carré, c'est moins convivial que la petite table du bureau de Jean Rey. Martine Aïach arrive, accompagnée de M. Filatriau, du bureau des D.E.S. au Ministère de l'Education Nationale. On s'installe à angle droit, nous sur une table, eux sur l'autre, séparés de deux places. Elles seront rapidement occupées par Philippe Lauret et Gérard Lévy, à l'heure.
Les conseillers des deux ministères se sont donc déplacés. A noter.
Philippe Lauret ouvre la réunion en confirmant qu'il a bien pris note de notre courrier, comme il l'a dit à la réunion du CNU, et nous demandant de préciser les points qui nous chagrinent dans le rapport.
Nous commençons, en rappelant que la création des DES en remplacement des CES avait été vécue comme un espoir de meilleure formation, mais que le bilan sur le terrain est inquiétant, si on s'en réfère aux résultats catastrophiques des contrôles nationaux de qualité en autoimmunité 1998 et 1999, dont on distribue et commente les résultats. Cela traduit une méconnaissance des techniques et principes immunologiques, ce qui est d'autant plus inquiétant que près de 40% des examens biologiques sont basés sur ces principes.
Philippe Lauret suggère que nous sommes donc venus parce que nous trouvons que l'immunologie n'apparaît pas assez dans le projet. On confirme, en parlant même de disparition, mais en insistant sur le fait que nous nous sentons concernés bien au delà d'une simple revendication corporatiste. Martine Aïach retrace les grandes lignes de son rapport, en insistant sur le fait que la biologie est une discipline qui comporte plusieurs spécialités, dont le nombre augmente, et que le DES doit avant tout former des biologistes polyvalents, et seulement un faible nombre de spécialistes. Elle insiste sur le fait que le tableau en annexe du rapport ne proposait que des exemples de scénarii, et en aucun cas une série de profils figés. Elle précisera plus tard qu'elle était plutôt favorable à zéro stage obligatoire mais que les syndicats de biologistes s'y sont opposés (note : la commission comportait notamment la vice présidente et un membre du syndicat national des biologistes hospitaliers et un représentant du syndicat national des médecins biologistes).
Nous reprenons sur le thème de l'état des lieux en précisant que la biologie médicale manque d'attractivité pour les médecins, et que le projet du rapport n'améliore pas ce point. Nous évoquons également la réticence des internes à s'engager pour quatre ans d'internat avec la quasi-certitude d'absence de post-internat.
Nous soulignons que la biologie médicale est choisie par les internes en médecine les moins bien classés. Philippe Lauret insiste sur le fait qu'ils sont bons quand même, puisqu'ils ont passé le numerus clausus puis réussi l'internat et rappelle sa position lors de la réunion du CNU sur les deux sélections en PC1 et lors des recrutements universitaires. Débat sur le fait que les internes qui choisissent la Biologie Médicale n'ont néanmoins souvent pas pu choisir la spécialité qu'ils espéraient. Constat que les meilleurs repassent l'internat ou choisissent le droit au remords. C'est l'inverse en pharmacie où ce sont les meilleurs internes qui choisissent la biologie médicale.
Philippe Lauret confirme que les recrutements sont actuellement inégaux et s'interroge sur le fait qu'il s'agisse d'un phénomène conjoncturel ou d'une désaffection liée à l'enseignement. On s'accorde sur le fait que l'enseignement de la biologie fondamentale dans les premières années de médecine dégoûte les étudiants de la biologie plutôt que de les séduire. Gérard Lévy mentionne sa passion pour la biologie végétale en PCB.
Nouveau débat sur l'enseignement et une remise en question qui est à faire, pour toutes les spécialités d'ailleurs, de façon à former d'abord des gens capables de gérer correctement les situations les plus fréquentes, et non pas de transmettre le savoir pointu du spécialiste.
Nous soulignons qu'un point cruellement absent dans le projet est la continuité avec la réforme du deuxième cycle, en place en médecine, en discussion en pharmacie, qui aborde une formation transversale tout à fait transposable au DES et qui le rendrait plus attractif.
Martine Aïach intervient pour reparler des nombreuses sous spécialités (qui lui ont apparemment abondamment écrit pour réclamer un semestre obligatoire dit-elle en tapotant une pile assez impressionnante de papiers), puis du nombre de semestres, estimant qu'avec 3 semestres obligatoires, les 5 autres doivent être largement suffisants pour s'orienter vers une bonne formation polyvalente ou une spécialité.
Débat sur la durée nécessaire pour former des spécialistes. Nous soulignons l'intérêt des DESC, et déplorons l'absence de DESC d'Immunologie Biologique, et rappelons le message précédent du manque de postes de post internat. Martine Aïach souligne les possibilités offertes par les postes verts Inserm et les bourses de la Fondation de France, qu'elle connaît bien puisqu'elle siège aux deux commissions. Nous évoquons la situation dans les autres pays d'Europe et les recommandations de l'UEMS (union européenne des médecins spécialistes), qui s'est ouverte dans sa section de "biopathologistes" aux formations initiales diverses observées en Europe, et préconise une formation en 5 ans, avec une formation polyvalente puis dans quatre spécialités : biochimie, microbiologie, hématologie et immunologie. Philippe Lauret qui connaît bien l'UEMS pour avoir participé à ses travaux en Dermatologie admet qu'il faudra trouver une solution acceptable dans une optique européenne, tout en insistant sur la subsidiarité. Il indique qu'il retient des propos précédents le dégoût des étudiants et l'ouverture vers la transdisciplinarité. Il estime que les 5 semestres "au choix" doivent effectivement permettre aux étudiants de se bâtir une maquette intéressante et formatrice. Débat sur le choix des postes, actuellement dépendant des internes eux-mêmes et de commissions d'adéquation. Il pense qu'il est nécessaire d'avoir une mission spécifique sur le fonctionnement des commissions d'adéquation. Nous soulignons aussi les conditions complexes et opaques d'agrément des terrains de stages et les modalités abhérentes du choix des internes. Gérard Lévy confirme qu'une réorganisation est nécessaire et annonce qu'il diligente une enquête de l'IGAS.
Gérard Lévy revient sur les postes d'AHU en rappelant, de son point de vue de "dinosaure" (sic) l'erreur commise dans les années 70 d'avoir transformé de nombreux postes d'assistants en postes de titulaires. Débat sur le fait que ces titulaires vont maintenant partir en retraite et qu'on ne sait pas comment les remplacer. Gérard Lévy demande à Philippe Lauret, qui incarne, lui, l'avenir, sa position. Philippe Lauret confirme que l'avenir n'est pas très brillant, que Jean Rey a épuisé toutes les possibilités de redéploiement et qu'on en est aux vraies créations, donc au dialogue avec Bercy. 2000 a été une année blanche, et il a donc demandé, comme annoncé à la réunion des CNU, 45 postes pour 2001 (30 sur 2001 et 15 pour compenser 2000), et s'est engagé à continuer à demander 30 postes par an. La progression va donc être très lente, et est de plus soumise aux élection de 2002....
Une solution intermédiaire consistera peut être pour eux (grand débat, notamment avec la conférence des doyens) dans la création de postes d'assistants hospitaliers, donc sans projet universitaire ou de recherche, avec des passerelles dans les deux sens AH/AHU.
Gérard Lévy a rendez-vous avec son ministre et la réunion doit se terminer. Philippe Lauret la clôt donc après 1h30 de discussions par un résumé plutôt positif où l'on retrouve les termes "médicaliser le DES", "transversalité", "attractivité", "post-internat", et on a même entendu "on garde le contact".
Nous remettons un mémo d'une page aux personnes présentes.
Les impressions des participants varient entre l'optimisme de certains et la conclusion très négative d'autres qui ne s'attendent à aucune amélioration d'un projet largement issu de biologistes de ville et de gens ignorants des réalités du terrain


- Réflexions du comité national de biologie médicale sur la formation des biologistes dans les Annales de Biologie Clinique


A l'intention des Professeurs Philippe Lauret, Gérard Lévy et Félix Reyes
Monsieur le Conseiller, Cher Collègue
L'actuel DES de Biologie Médicale a été conçu pour remplacer les CES, considérés comme ringards et peu formateurs. L'unanimité est maintenant acquise sur le fait que la situation est pire que dans le passé. L'une des grandes ambiguïtés de ce DES est qu'il prétend former en même temps des biologistes polyvalents de ville ou de CHG et des spécialistes de CHU, ce qu'il fait dans les deux cas très mal.
Les immunologistes interviennent souvent en seconde intention et sont donc à même de constater quotidiennement la mauvaise qualité de beaucoup d'examens immunologiques pratiqués par des laboratoires polyvalents ou relevant d'autres disciplines, ainsi que le mauvais usage parfois fait d'outils immunologiques pour d'autres explorations, avec des conséquences parfois dramatiques pour le malade. Les contrôles nationaux de qualité en autoimmunité que nous avons réussi à mettre en place ces deux dernières années ont donné des résultats catastrophiques, avec jusque 80 % de résultats faux pour certains autoanticorps. De plus, les modalités du DES actuel conduisent à une désaffection des médecins qui pose à terme un grave problème, sauf si on accepte la conception de certains de laboratoires automatisés sans techniciens et sans biologistes. Il est donc urgent de le faire évoluer.
Le document élaboré par la Commission Nationale de Biologie (CNB) en septembre dernier et dont nous venons enfin d'avoir connaissance ne répond pas à ces préoccupations mais reflète sa composition dans l'expression de revendications catégorielles et l'importance donnée aux aspects financiers et au rendement en termes de B, sans que soit considérée la nécessité d'obtenir des résultats aussi fiables que possible. La préoccupation médicale et de Santé Publique y est également absente. Il n'apporte aucune perspective sur la formation des spécialistes et futurs cadres hospitaliers, et ne paraît pas garantir une formation correcte des biologistes polyvalents. Il exclut pratiquement l'immunologie alors que la répartition des examens biologiques au niveau international est 23% pour la chimie clinique, 14% pour le glucose, 6% pour l'hématologie, 39% pour les "immunoassays", et 18% pour le reste (R Felder, 1998), ce qui démontre que la formation doit être globale et qu'il n'y a pas vraiment de discipline "pilier" définie par le nombre de B (sinon, peut être l'immunologie, utilisée dans toutes le disciplines).
Il nous paraît donc urgent d'envisager une réforme du DES sur des bases sérieuses, dans la continuité de la réforme du 2éme cycle des études médicales (où l'immunologie apparaît comme discipline transversale, ce qui souligne l'absurdité de son éviction du DES de Biologie). Cette formation pourrait comprendre un tronc commun transversal, de deux semestres par exemple, qui pourrait avoir lieu dans n'importe quelle discipline et viserait à l'acquisition des pratiques de cette ou de ces deux discipline(s) et d'éléments communs (étapes préanalytiques, gestion, relations avec les organismes administratifs, contrôles de qualité, validation des examens, causes d'erreurs, GBEA, normes européennes, certification et accréditation...), puis une bifurcation vers soit :
-la biologie polyvalente (sans pour autant la considérer comme une sous-spécialité autonome comme ceci semble être le cas dans le rapport de la CNB) dont l'enseignement théorique pourrait quitter le corporatisme des disciplines, et s'articuler autour de thématiques transversales faisant intervenir tous les biologistes. Par exemple, le thème diabète pourrait faire intervenir les biochimistes (glycémie, régulation et mesure), les immunologistes (physiopathologie du diabète de type I, exploration de l'immunité anti-pancréatique), les hématologistes (glycation de l'hémoglobine, physiopathologie et intérêt) et les microbiologistes(complications infectieuses du diabète), et associer des cliniciens pour replacer l'ensemble de ces notions dans le contexte médical. L'enseignement pratique obligatoire ne saurait être réduit à trois spécialités, mais apporter une ouverture vers l'ensemble des techniques importantes en pratique quotidienne
-ou la biologie spécialisée, pour laquelle il serait d'ailleurs peut-être utile de redéfinir les actes réservés. Cet enseignement ne saurait se faire exclusivement dans la discipline concernée, mais devrait inclure des stages dans les disciplines voisines ou complémentaires Il devrait s'articuler avec le DEA (année recherche) et éventuellement un DESC permettant d'assurer le recrutement d'enseignants-chercheurs biologistes bien formés dans les disciplines biologiques universitaires (pharmacie) ou hospitalo-universitaires (médecine).
. Il va de soi que nous sommes à votre disposition pour poursuivre des discussions plus approfondies.
Le rapport de la CNB a suscité une grande émotion au sein de la communauté immunologique hospitalo-universitaire. Ce courrier résulte de discussions en son sein. Il est collégial et émane de la sous-section 47.03 du CNU, de l'association des enseignants d'Immunologie des universités de langue française (ASSIM) et de la société française d'Immunologie (SFI). Outre les signataires, ont particulièrement participé à son élaboration les collègues dont les noms suivent: Olivier Boyer, Jean-Claude Brouet, Solange Kaplanski, François Lemoine, Hervé Watier.
Veuillez agréer, Monsieur le Conseiller, Cher Collègue, l'expression de nos sentiments distingués.
Jean-Louis Preud'homme, président de la 47.03, ex-président de la SFI
Noèlle Genetet, présidente de l'ASSIM
Gilbert Faure, ex-président de l'ASSIM, membre du conseil d'administration de la SFI
Catherine Fridman, présidente de la SFI
Pierre Galanaud, membre de la 47/03, ex-président de la SFI
Marie-Christine Béné, membre de la 47/03, General Secretary of ECLM (European Confederation for Laboratory Medicine), EFIS Liaison Officer for Clinical Immunology, Member of the European Co-Operation Working Group on Health Care
Jean-Pierre Farcet, secrétaire du conseil d'administration du syndicat des biologistes de l'AP-HP

Rennes, le 14 février 2001
Madame le Professeur Martine AIACH
Présidente du Comité National de Biologie Médicale
Madame la Présidente et Chère Collègue,
Le projet de réforme de l'internat en Biologie Médicale élaboré par le CNB montre une volonté d'améliorer la formation des internes en leur offrant la possibilité de se former dans de nouvelles spécialités, comme d'acquérir une spécialisation dans une formation plus traditionnelle, à travers une augmentation du nombre de stages libres. Notre association considère toutefois, que la réduction à 3 du nombre des semestres de stages hospitaliers, obligatoirement en Bactériologie/Virologie, Biochimie et Hématologie, est de nature à nuire à la cohérence de la formation des spécialistes en Biologie Médicale.
L'Immunologie est une discipline biologique de base pour laquelle il ne nous paraît pas souhaitable de dissocier la formation pratique (stage hospitalier) de la formation théorique (dont il existe un large consensus pour considérer qu'elle est incontournable). De plus, l'évolution actuelle des activités des laboratoires privés de Biologie Médicale vers la réalisation d'examens traditionnellement effectués en secteur hospitalier renforce cette nécessité d'une formation accrue en Immunologie pour tout interne de Biologie Médicale; cette nécessité étant de plus justifiée par la volonté de cette réforme de maintenir une seule filière et l'unicité du diplôme quelle que soit la maquette de formation construite par l'interne.
Nous ne pouvons concevoir la formation d'un spécialiste de Biologie Médicale sans l'acquisition de compétences pratiques en Immunologie incluant un stage dans un service agréé pour l'Immunologie. Par ailleurs, la réduction du nombre d'internes tant en Médecine qu'en Pharmacie, devrait enfin aboutir à l'adéquation entre l'offre de stages et le nombre des internes à former. Enfin, le maintien d'un stage obligatoire d'Immunologie reste largement compatible avec l'esprit du projet de réforme puisque le choix de 4 semestres hospitaliers libres sont à l'évidence suffisants pour permettre une éventuelle spécialisation des futurs biologistes tout en leur garantissant une formation cohérente et de qualité.
L'ASSIM souhaite également contribuer à la définition du contenu des enseignements d'Immunologie : nature des prérequis, définition des objectifs pédagogiques et des critères d'agrément des services validant l'Immunologie générale et l'Immunologie spécialisée.
Vous remerciant par avance de la prise en compte de ces commentaires, nous vous prions d'agréer, Madame la Présidente et Chère Collègue, l'expression de notre dévouement et de nos cordiales salutations.
Noëlle GENETET Présidente de l'ASSIM
Et le groupe de travail "rénovation du DES de Biologie Médicale".

14/2/2001
Cher Collègue,
Suite à notre réunion du 1 février 2001 concernant la réforme du DES de BM et la place de l'Immunologie, nous avons décidé de réagir à la proposition du CNB :
Premièrement en écrivant une letttre à sa présidente M Aiach, dont vous trouverez une copie ci-dessus
Deuxièmement en diffusant cette 1° réaction sur le site de l'Assim et en ouvrant un forum de discussion.
Troisièmement, en organisant une réunion spéciale "réforme du DES BM" ouverte à tous les membres interessés de l'Assim, dans le courant du printemps.
Bien cordialement
Estelle SEILLES

ASSIM: MISE EN PLACE D'UN GROUPE DE TRAVAIL "RENOVATION DU DES DE BIOLOGIE MEDICALE"
Chèr(e) Collègue,
Suite aux travaux du Comité National de Biologie (CNB) concernant la rénovation du DES de Biologie Médicale nous vous invitons à une séance de réflexion le Jeudi 1er Février 2001
De 14h 00 à 17h 00
Centre de Documentation et d'Information Scientifique de l'Institut Pasteur (petite salle de réunion R1, accès par la bibliothèque)
Rue de Dr Roux - PARIS 15ème
Afin de vous éclairer sur la nature de cette rénovation, vous trouverez ci-joint le texte du rapport contractuel des réflexions et propositions faites par le CNB, et dont la diffusion est largement encouragée, par sa Présidente M AIACH, depuis le 22 janvier. Ce projet devra modifier le décret 90-810 du 10 septembre 1990 (Cf texte en annexe) et devrait être publié avant la fin 2001, pour être appliqué à la rentrée 2002. Plusieurs points nous apparaissent urgent à discuter :
1) Réduction des semestres hospitaliers obligatoires aux dépens/profit? des semestres libres et spécialisés (3 semestres obligatoires au lieu des 5 actuellement). L'immunologie n'étant pas dans les semestres obligatoires.
2) Introduction de 2 niveaux d'agrément pour une même discipline : Biologie générale et Biologie spécialisée. Notion de cahier des charges pour les demandes d'agrément. Proposition de nouvelles spécialités.
3) Enseignement universitaire : volume horaire, contenu, définitions des prérequis et des objectifs pédagogiques.
Proposition du CNB de supprimer l'arrêté du 17 octobre 1991 concernant les objectifs pédagogiques (Cf texte en annexe adressé par courrier)
Dans l'attente de vous revoir, recevez, Chèr(e) Collègue, l'expression de nos salutations les meilleures.
Le Président, Le Secrétaire Général,
Noëlle GENETET , Estelle SEILLES


RAPPORT DU COMITE NATIONAL DE BIOLOGIE MEDICALE
Président : Professeur Martine AIACH, UFR de Pharmacie Paris V, Hôpital Européen Georges POMPIDOU

Membres du Comité :
Mme le Professeur AÏACH, UFR de pharmacie Paris V, Hop. Européen Georges Pompidou, Président
M. le Professeur BEZIAN, Université de Bordeaux H
M. le Professeur BOUCHERAT, hôpital de l'Antiquaille, Lyon
M. le Professeur DUBREUIL, UFR de pharmacie de Lille
Mme DUCHASSAING, pharmacienne biologiste, praticien hospitalier, CHG d'Argenteuil
M. FILATRÏAU, bureau D.E.S. Ail, Ministère de l'Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie
Mme GAUDEAU-TOUSSAINT, médecin biologiste, praticien hospitalier, CHG de Chaumont
M. le Professeur GOBERT, groupe hospitalier Pitié-Salpétrière, Paris
M. le Professeur GOOSSENS, CHU Henri Mondor, Créteil
M. le Professeur PORTUGAL, Faculté de Pharmacie de Marseille
M. LE MONNIER, interne en pharmacie
Mme LERAY, DGS, Ministère de l'Emploi et de la Solidarité
Mme LOULERGUE, pharmacienne, directrice de laboratoire privé d'analyses médicales, Montrichard
Mme PAYARD, médecin, directrice de laboratoire privé d'analyses médicales, Poitiers
M. le Professeur PICARD, CHU de Brest
Mme le Professeur SEILLES, UFR de pharmacie de Besançon
M. SKURNIK, interne en médecine

Septembre 2000 Ce rapport reflète les discussions du Comité national de biologie médicale mis en place en mai 1999. Chacun des membres du comité s'est exprimé librement sur l'état actuel de la formation des biologistes. Le constat est plutôt positif, mais plusieurs points ont emmergé de façon récurrente comme la nécessité d'une meilleure intégration des internes dans les services de biologie, l'adaptation aux développements nouveaux de la biologie, la spécialisation.
Ce travail de réflexion a servi de base à quelques propositions concrètes pour rénover l'internat en biologie et adapter la formation aux évolutions techniques et médicales.
Le métier de biologiste
La biologie est une discipline médicale qui, par l'analyse d'échantillons de sang ou-de prélèvements de produits biologiques, contribue à la démarche diagnostique des maladies et à la surveillance des traitements. Il existe plusieurs spécialités au sein de la biologie dont la biochimie, l'hématologie, l'immunologie, la microbiologie et la parasitologie sont, pour l'instant, les, principales. Dans les laboratoires privés d'analyses médicales, la biologie est polyvalente. Dans les établissements hospitaliers, les services de biologie ont soit une activité polyvalente (centres hospitaliers généraux, CHG), soit une activité spécialisée (certains CHG et les centres hospitaliers régionaux: universitaires ,CHRU) Le métier de biologiste requiert des connaissances scientifiques, médicales et techniques étendues et une solide expérience pratique. De nouvelles spécialités sont apparues comme la génétique moléculaire et la biologie de la reproduction. Les biologistes sont impliqués dans les procédures médicales qui requièrent la manipulation in vitro de matériel biologique humain. Cette biologie "interventionnelle" inclut non seulement la biologie de la reproduction mais également la thérapie cellulaire et la thérapie génique. Une adaptation de la formation paraît nécessaire en restant dans le cadre des quatre années d'internat qualifiant. Celte formation doit permettre l'exercice dans l'ensemble du système de santé français (laboratoires d'analyses médicales privés, CHG. CHRU); ainsi, elle doit rester polyvalente en tenant compte de l'évolution des connaissances physiopathologiques et méthodologiques. Elle doit également permettre au biologiste en formation de s'orienter vers une spécialité.
Le métier de biologiste, quelques soient les conditions dans lequel il est exercé, implique la responsabilité à tous les niveaux de l'examen biologique :
1 II effectue les prélèvements dans les conditions qui garantissent la qualité de l'échantillon à analyser.
2. Il contrôle les étapes préanalytiques et analytiques par le choix des techniques et des instruments et de l'organisation et en assure la qualité dans le cadre du guide de bonne exécution des analyses (GBEA).
3. Il valide les résultats et les transmet aux cliniciens dont il est l'interlocuteur
4. Dans les établissements hospitalière et gère les examens délocalisés
Le métier de biologiste présente cependant les spécificités liées au mode d'exercice
* Les biologistes dans les laboratoires privés d'analyses médicales
La polyvalence d'un laboratoire d'analyses médicales est de plus en plus le fait de compétences juxtaposées et un certain degré de spécialisation est nécessaire dans les grands laboratoires (plus de 200 dossiers par jour) dirigés par une équipe associant plusieurs biologistes ayant chacun son domaine de compétence.
Un point fondamental dans l'exercice de la biologie privée est le contact avec les patients. La qualité du laboratoire est appréciée par ses patients sur l'accueil, la réalisation du ou des prélèvements et le commentaire des résultats.
L'autre interlocuteur du biologiste est le médecin libéral qui prescrit les examens et attend du biologiste non seulement un résultat mais une interprétation et souvent une aide au diagnostic.
Enfin, la complexité de l'environnement du laboratoire amène le biologiste à avoir des relations avec de nombreux autres partenaires du système de santé notamment les cliniques, les autres laboratoires et les caisses d'assurance maladie.
Le biologiste doit outre l'aspect technique et médical de son métier, qui demande une actualisation par la formation permanente, gérer son laboratoire comme toute entreprise: gestion des ressources humaines, gestion financière etc.. Cet aspect et l'effort financier qu'il doit faire au: moment de son installation inquiètent légitimement les jeunes qui, pour certains, préfèrent s'intégrer à de grosses structures.
* Les biologistes dans les Etablissements de soins publics
Ils doivent satisfaire aux critères de recrutement des praticiens hospitaliers en biologie, biologie polyvalente ou l'une des spécialités (voir liste des spécialités au J.O.).
L'organisation du laboratoire repose fréquemment sur le volume d'activité :si le nombre de dossiers est inférieur à 150/200 par jour, la biologie est traitée par un seul laboratoire dont le mode d'exercice est proche de celui d'un laboratoire d'analyses. Au delà, il y a souvent un éclatement par spécialité, comme dans les CHU.
Dans un établissement de soins, l'adaptation des connaissances et des progrès technologiques modifie le circuit traditionnel de prise en charge des patients et impose de nouvelles dispositions pour réagir à cette évolution. Des projets d'organisation sont élaborés, dans lesquels le "pôle de biologie" occupe une place prépondérante.
Le rôle du biologiste hospitalier ne consiste pas seulement à gérer les examens du laboratoire à l'intérieur de son service : il assure les relations clinico-biologiques entre son service et les unités de soins - prescripteur et dossier médical - les services administratifs, les organismes-externes, l'établissement, les bases de données scientifiques, etc.
Pour assurer cette fonction à l'hôpital dans les meilleures conditions, et en plus de ses compétences scientifiques, le biologiste doit acquérir d'autres connaissances: la réglementation, du fonctionnement et la gestion des établissements de soins, de la gestion de l'hôpital et des services hospitaliers, ainsi que des compétences en économie de la santé et en assurance de la qualité.
A l'hôpital, toutes les pathologies sont susceptibles d'être diagnostiquées; il n'y a donc pas lieu de sélectionner ou de privilégier la formation dans une discipline plutôt que dans une autre. L'existence de services de médecine interne, la juxtaposition de services spécialisés dans des axes de pathologies variées, ainsi que l'accueil des urgences conduisent le clinicien à appréhender le patient dans sa globalité.
En réponse, il convient que les compétences des biologistes soient étendues à tous les domaines de pathologie.
Pour l'obtention des informations biologiques en relation directe avec le patient, on peut considérer que le recours aux services de biologie comporte deux volets majeurs:
-une approche immédiate ou à court terme, nécessitant que les biologistes puissent faire face à toutes les situations d'urgence ou de réponse rapide. Quelles que soient les conditions d'organisation choisies par le site pour la biologie, centralisée ou rapprochée du patient, le biologiste reste le référent, seul compétent pour les choix et les interprétations
-une approche à moyen ou à long terme, réclamant des analyses dont la sous-traitance peut être discutée. Dans ce cas, le biologiste local doit constituer un maillon fort entre le prescripteur et le laboratoire devant réaliser l'étape analytique. Il convient que ses connaissances scientifiques lui permettent une discussion pertinente avec ses différents partenaires. La constitution de réseaux et leur maîtrise prennent ici une place essentielle pour maintenir la qualité des réponses
* Les biologistes dans les CHU :
Ils doivent (sauf pour les MCU-PH et les PU-PH) satisfaire aux critères de recrutement des praticiens hospitaliers en biologie dans l'une des spécialités (voir liste du J.O.).
A la différence des biologistes des laboratoires privés qui doivent obligatoirement avoir un DES de biologie médicale, les biologistes des centres hospitaliers universitaires peuvent être issus d'autres filières. Il est important que l'internat en biologie soit considéré comme une filière naturelle du recrutement des biologistes hospitaliers dans toutes les spécialités.
Ils ont trois types de statut:
-praticien hospitalier
- praticien hospitalier hors CHU avec FU (pour les biologistes enseignants PU ou MCU) dans l'une des facultés de pharmacie). La plupart sont pharmaciens. Ils doivent demander chaque année l'autorisation de cumuler leur fonction universitaire avec leur fonction hospitalière. Il serait souhaitable que les biologistes des CHU aient tous le même statut, quelle que soit leur filière d'origine.
- MCU-PH ou PU-PH pour les biologistes enseignant dans la faculté de médecine du CHU. Les praticiens ne sont pas obligatoirement titulaires du DES de biologie, médicale. Ils sont médecins pour la plupart, mais des pharmaciens et même des chercheurs issus de la filière scientifique peuvent être recrutés après avoir satisfait au concours de l'une des sections du CNU médical.
Les biologistes des CHU sont spécialisés dans la très grande majorité des cas. Ils sont le plus souvent enseignants-chercheurs et leur mission est d'introduire dans la pratique de la biologie médicale les avancées scientifiques les plus pertinentes (transferts de technologie) et de préparer la biologie hospitalière de demain (recherche bioclinique). En maintenant ses connaissances au plus; haut niveau dans son domaine d'expertise, le biologiste hospitalo-universitaire est un moteur pour le développement de la biologie innovante et la recherche bioclinique. Fortement impliqué dans la formation des jeunes biologistes, il guide et encadre leurs premiers pas dans la recherche.
* Les biologistes dans la recherche (publique et industrielle pharmaceutique), dans l'industrie du réactif, etc.
La culture scientifique et médicale des biologistes les amène à envisager une formation de recherche pendant l'internat (DEA) que certains poursuivent par un doctorat d'université. Ils peuvent alors postuler aux concours de recrutement de chargé de recherche à l'INSERM ou envisager une carrière dans l'industrie (biotechnologie, industrie du .réactif biologique). Les biologistes occupent également des postes variés dans l'industrie, incluant l'audit des systèmes de qualité des laboratoires.
Réflexions sur l'internat qualifiant en biologie
Le comité a retenu un certain nombre de points forts de l'organisation actuelle de la formation des futurs biologistes :
- le principe d'un internat qualifiant commun aux internes en médecine et aux internes en pharmacie donnant droit à l'exercice de la biologie médicale
- la polyvalence de la formation qui laisse les débouchés très ouverts
- l'organisation par inter-région avec un coordonnateur et un comité pédagogique.
Les discussions ont, de manière assez consensuelle, identifié un certain nombre de problèmes, dont certains sont difficiles à résoudre par la seule modification de la maquette de l'internat.
1 Les connaissances acquises avant l'internat
Les deux concours de recrutement (internat en médecine et internat en pharmacie) sélectionnent les étudiants sur l'ensemble des connaissances acquises au 2ème cycle dans lequel les grandes spécialités biologiques mériteraient d'occuper une place plus importante. Il en résulte que, pour bon nombre d'internes, les connaissances de base nécessaires à l'exercice des fonctions d'interne ne sont pas suffisamment solides.
2 Les semestres hospitaliers
Les internes éprouvent des difficultés à s'intégrer dans les services de biologie des centres hospitaliers où leurs fonctions ne sont pas toujours clairement identifiées. Les raisons en sont multiples :
- La haute technicité requise pour la plupart des systèmes analytiques oblige à une organisation peu compatible avec l'intégration temporaire dans la chaîne des tâches à accomplir de biologistes en formation.
- Les internes changent de spécialité tous les six mois. S'il existe des points communs à toutes les spécialités biologiques, les bases scientifiques, techniques et physiopathologiques sont très différentes. Ils doivent refaire chaque semestre un effort important d'adaptation.
3. L'enseignement
La nécessité de confirmer les bases scientifiques des internes oblige à des enseignements lourds qui limitent la disponibilité des internes pour leurs fonctions hospitalières et enlèvent à l'internat qualifiant une partie de son objectif qui est une formation professionnelle. En fait plus on veut rendre le futur biologiste compétent, ???? temps d'assimiler les connaissances en les mettant à l'épreuve de son activité de praticien en formation.
L'enseignement a pour vocation de renforcer et de faciliter la formation des biologistes qui est basée sur l'internat, c'est-à-dire l'exercice des fonctions de biologiste sous la responsabilité d'un encadrement hospitalier. Il faut donc opérer un recentrage sur la fonction hospitalière qui permet de "trier" les informations indispensables.
4. Parité médecins/pharmaciens
Le principe de cette parité admis lors de la mise en place de l'internat qualifiant se heurte à la faible attraction qu'exerce la biologie pour les internes en médecine alors que les pharmaciens choisissent cette filière en priorité.
L'ouverture de 50 % des postes aux internes en médecine aurait dû provoquer un appel vers la filière biologie, mais on est obligé de constater, après 15 ans de mixité, que la biologie est trop souvent choisie par des internes dont le rang de concours ne permettait pas de choisir une discipline clinique.
Ce déficit de vocation médicale pour la biologie peut s'expliquer :
-par la motivation initiale des étudiants en médecine qui désirent "soigner des malades".
- par un manque d'information sur la filière biologie. La réforme du 2ème cycle qui prévoit la possibilité pour les étudiants en médecine d'effectuer un stage dans un service de biologie devrait faire apprécier celle filière aux futurs internes et motiver leur choix.
-par le déroulement de l'internat en biologie qui, pour l'instant, laisse une large part à la formation universitaire alors que la fonction des internes dans les disciplines cliniques est beaucoup plus concrète et facile à appréhender pour un étudiant en médecine.
A l'inverse, pour les étudiants en pharmacie qui ont une formation dans le domaine de la santé et du médicament, la biologie médicale a une image positive car elle leur permet d'être directement impliqués dans le diagnostic et le traitement des maladies.

PROJET de REFORME pour le DES de BIOLOGIE MEDICALE (version du 22/01/01)
" Comment améliorer la formation des internes en biologie et comment l'adapter aux évolutions récentes et à venir ?

I. LES SEMESTRES HOSPITALIERS
L'internat doit permettre une formation de base, généraliste, et une spécialisation, soit vers la biologie polyvalente, soit vers une biologie spécialisée, tout en gardant la possibilité d'une réorientation en fin d'internat. Le système doit rester ouvert, simple, et être applicable dans toutes les régions. Il doit être compatible avec le choix qui se fait par ancienneté et rang au concours. (A noter que la mixité médecins/pharmaciens issus de deux concours différents introduit un critère qui n'est ni le rang de concours, ni l'ancienneté).
A l'heure actuelle, trois types de services sont agréés pour recevoir les internes en biologie : ü les services qui ont reçu l'agrément en biochimie, hématologie, microbiologie, parasitologie, immunologie ou biologie polyvalente (quatre semestres obligatoires incluant chacune des trois premières disciplines).
ü les services cliniques agréés permettant de valider un cinquième semestre obligatoire.
ü les services de biologie spécialisée : ce sont des semestres optionnels, dont certains mènent à un DESC.
Un consensus se dégage sur deux points :
1. Il faut diversifier les semestres optionnels pour intégrer de nouvelles spécialités, notamment la génétique moléculaire et la biologie de la reproduction, permettre une formation approfondie dans les spécialités traditionnelles, et/ou dans de nouveaux domaines transversaux comme l'assurance de la qualité.
La liste des spécialités sera actualisée par le Comité national de biologie médicale.
2. Le semestre dans un service clinique doit s'intégrer dans le projet professionnel de l'interne, en particulier lorsqu'il désire acquérir une spécialisation plus clinique : maladies infectieuses, maladies métaboliques, génétique, hématologie, médecine interne pour la biologie polyvalente. Il ne doit pas être obligatoire.
Aussi proposons-nous une maquette rénovée de l'internat, avec deux catégories de poste
1. Les postes de biologie générale
Ils permettent aux internes d'acquérir une expérience dans les activités biologiques les plus couramment pratiquées, c'est-à-dire la biochimie, l'hématologie (hématologie cellulaire, hémostase, immunohématologie), la microbiologie (bactériologie, virologie), la parasitologie (mycologie), l'immunologie.
L'agrément des services se ferait sur la qualité de l'encadrement qu'ils peuvent offrir aux internes et leur aptitude à organiser un enseignement intégré.
On peut imaginer qu'un ou deux biologistes du service soient désignés comme tuteurs des internes. La fonction de tuteur serait considérée comme faisant partie intégrante de la charge d'un hospitalo-universitaire ou d'un biologiste hors CHU avec FU. Elle devrait être prise en compte dans la carrière des praticiens hospitaliers non universitaires.
Les services agréés de biochimie, d'hématologie et de microbiologie doivent offrir aux internes non seulement une formation dans leur spécialité, mais également une formation à la garde polyvalente ainsi qu'une formation théorique et pratique aux prélèvements. Ces formations transversales seront organisées chaque semestre par l'ensemble des services agréés d'un même hôpital
2. Les postes de biologie spécialisée
Ces postes sont répartis dans les services de biologie spécialisés, dans des disciplines traditionnelles ou dans des disciplines nouvelles. Ils permettent d'acquérir une spécialisation ou de renforcer sa formation dans les disciplines de base. Dans ces postes de biologie spécialisée, l'interne se verrait confier la responsabilité d'une activité, il accomplirait un projet défini au début du semestre avec le responsable du service. Dans le projet, serait éventuellement intégré un module d'enseignement (voir plus loin).
Les semestres obligatoires et la spécialisation
Pour répondre à l'évolution de la profession, c'est-à-dire permettre aux futures biologistes d'acquérir une spécialisation, il est nécessaire de limiter le nombre de semestres obligatoires.
De nombreuses maquettes ont été proposées au cours de ces dernières années. Toutes incluent des semestres obligatoires, le débat portant sur leur nombre et surtout sur les spécialités dont l'apprentissage est indispensable à l'exercice de la biologie.
L'internat pourrait se dérouler de la façon suivante :
1. Trois semestres obligatoires en biochimie, hématologie et microbiologie, car pour l'instant la grande majorité des actes de biologie concernent ces trois spécialités.
2. Cinq semestres optionnels qui permettraient à l'interne de se former en fonction de son projet professionnel.
Pour l'exercice de la biologie polyvalente, l'interne choisira de préférence les services de parasitologie/mycologie, d'immunologie, de biologie polyvalente et pourra renforcer sa formation dans l'une des spécialités "obligatoires" et/ou acquérir les bases de nouvelles spécialités. Il pourra également approfondir sa culture médicale par un stage dans un service clinique ou se former dans un service spécialisé en assurance de la qualité (voir scénario 1 à 5).
Pour l'exercice de la biologie spécialisée, l'interne choisira les services susceptibles de lui apporter les bases nécessaires à sa spécialité (voir scénarios 6 à 10), y compris des services cliniques.

2. L'ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE
L'enseignement du DES de biologie médicale a fait l'objet de nombreuses discussions au sein des comités pédagogiques des interrégions. Les internes sont souvent très critiques sur la forme de l'enseignement et du contrôle des connaissances. Ils sont cependant attachés au maintien d'un enseignement théorique, opinion partagée par de nombreux enseignants. L'argument principal est la nécessité d'approfondir les notions théoriques abordées au cours du second cycle indispensables à l'interprétation des résultats des examens et d'avoir des bases scientifiques suffisamment solides pour être à même d'actualiser ses connaissances en fonction des évolutions parfois très rapides des différentes spécialités biologiques.

1. L'enseignement de la biochimie, de l'hématologie, de l'immunologie, de la microbiologie et de la parasitologie
L'enseignement devrait répondre à des objectifs précis
1. Accompagner la formation professionnelle donnée à l'hôpital par un support théorique.
2. Préparer le futur biologiste à s'adapter aux évolutions médicales, scientifiques, technologiques.
Plusieurs questions se posent comme le volume de l'enseignement, son contenu, le caractère obligatoire ou facultatif, la validation.
ü Le volume de l'enseignement : le statut de l'interne prévoit deux demi-journées par semaine pour la formation. Chaque module d'enseignement ne devrait pas excéder 80 heures pour permettre un travail personnel (bibliographie, participation à des congrès, des séminaires) et ne pas amputer le temps passé par les internes dans les services hospitaliers.
ü Le contenu de l'enseignement : il doit être défini par les associations d'enseignants et pour chaque spécialité, en distinguant les pré-requis (correspondant aux programmes des 2èmes cycles) et les grands thèmes à aborder dans le cadre du 3ème cycle de biologie médicale. Ceux-ci doivent être concernés sur les notions indispensables à la pratique professionnelle, y compris les plus actuelles.
ü La validation : il existe à l'heure actuelle une grande hétérogénéité dans les modalités de validation des enseignements et dans l'ensemble les membres du comité sont partisans d'une validation spécialité par spécialité organisée au niveau de l'interrégion. On ne saurait trop recommander que cette validation ne concerne que des connaissances indispensables à l'exercice professionnel et permette à l'interne de mesurer les responsabilités du métier qu'il aura à exercer.

2) L'enseignement de spécialités
Ces spécialités, qui font typiquement partie d'un enseignement de 3ème cycle, ne sont abordées qu'au cours de l'internat.
Il faut donc un support théorique qui peut être organisé spécifiquement sous forme de modules ouverts à plusieurs disciplines biologiques et cliniques (exemples : la transfusion intéresse les anesthésistes, l'hémostase les cardiologues, la microbiologie les infectiologues, etc.) ou de modules de 3ème cycle (les écoles doctorales, les DEA, les autres DES peuvent offrir des possibilités).
Un certain nombre d'actes de biologie spécialisée (la procréation médicalement assistée, le diagnostic anténatal, et le diagnostic de certaines maladies génétiques) requièrent l'agrément par une commission nationale. L'autorisation à pratiquer ces actes réservés est basée sur l'acquisition d'une compétence théorique (certificat de maîtrise, DU, DESS) et sur une expérience pratique et théorique acquise dans des services spécialisés. Au cours de l'internat, la formation pratique peut être assurée par des semestres dans les services agréés et la formation théorique par un certificat de maîtrise. En revanche, il n'est pas prévu que les internes puissent suivre l'enseignement d'un DU ou d'un DESS. Nous souhaitons que cette éventualité soit possible grâce à une 5ème année d'internat. Celle-ci pourrait être accordée au choix comme l'année recherche qui deviendrait une année de recherche (DEA) ou de spécialisation (DU ou DESS) ou bien sur dossier à la fin de l'internat, en liaison avec un service agréé.
Dans ce contexte, certains internes qui le désirent pourraient également accéder à une spécialisation dans le domaine de l'assurance de qualité en biologie.

3) La formation spécifique à l'exercice polyvalent dans les laboratoires d'analyses médicales privés ou dans les centres hospitaliers
Elle implique la maîtrise des prélèvements qui s'inscrit logiquement dans le cadre de l'internat. Théoriquement, chaque spécialité devrait assurer l'apprentissage des prélèvements et de la relation avec le patient qui les subit. Plusieurs actions sont possibles, notamment auprès des services "validants" de biologie générale pour qu'ils assurent la formation des internes dans leurs domaines spécifiques (prise de sang, ponction de moelle osseuse, prélèvements bactériologiques, etc.) et vérifier leur compétence en fin de semestre.
L'enseignement de la gestion, de la direction des personnels, de la fiscalité, etc, pourrait se faire sous la forme d'enseignement intégré dans le cadre d'un semestre de biologie polyvalente effectué de préférence en fin d'internat.

4) La formation spécifique des biologistes spécialisés
Pour se spécialiser, l'interne a plusieurs possibilités :
ü le choix des services,
ü les semestres inter-CHU,
ü les semestres hors filière,
ü l'année recherche (DEA) dont nous proposons qu'elle puisse également être consacrée à une spécialisation (DU, DESS).
Pour acquérir le haut degré de spécialisation requis dans les services spécialisés hospitaliers, l'interne doit effectuer un post-internat. L'assistanat constitue une possibilité de s'intégrer pendant 2 à 4 ans dans un service spécialisé. Il convient d'examiner la répartition actuelle des postes d'assistant dans les services de biologie peut-être en fonction du devenir des assistants au cours des dix dernières années. Un redéploiement, voire la création d'un nombre limité de postes dans certaines spécialités, est à envisager, la difficulté étant de maintenir un équilibre entre les besoins hospitaliers (les assistants constituent un pool de jeunes biologistes participant activement aux activités des services) et les besoins de formation (les assistants devraient être le vivier des futurs experts de la profession).
D'autres voies de formation sont possibles et notamment le doctorat d'Université. L'existence de postes d'accueil pour les internes à l'INSERM et au CNRS est à maintenir absolument. Ces postes permettent aux plus motivés d'effectuer trois années de recherche à plein temps dans d'excellentes conditions, après avoir été sélectionnés par un concours. Ils permettent la formation par la recherche indispensable pour un recrutement dans un poste hospitalo-universitaire "


Que diriez-vous de retrouver ici les sites de la biologie médicale, privée et publique hospitalière? Merci de vos informations?