Compte rendu du conseil d'administration du 18 juin 2002
Étaient présent(e)s : Anne-Marie GRIMOUD, Geneviève LEMAIRE, Estelle SEILLES, Yvon LEBRANCHU, Olivier BOYER, Lionel PRIN, Noëlle GENETET, Gilbert FAURE.
Invitée : Ghislaine STERKERS
Excusé(e)s : Michèle GERMAN, José BOUCRAUT, Françoise CASTEX
Ordre du jour :
1 - DES et DESC
2 - Biopathologie européenne
3 - Module 8
4 - RAISIL
5 - Collège des Enseignants en Facultés de Pharmacie
6 - Assemblée Générale 2002
7 - Mastères
8 - Questions diverses
Le Conseil d'Administration de l'Association des Enseignants en Immunologie des Universités de Langue Française (ASSIM) s'est tenu au Centre d'Information Scientifique de l'Institut Pasteur le 18 juin 2002. Le Président, Yvon LEBRANCHU, ouvre la séance à 10h30.
1 - DES et DESC
Le projet de décret modifiant le DES de Biologie Médicale a été approuvé par le CNESER. Il devrait être publié prochainement, et les annexes concernant les objectifs pédagogiques généraux et par discipline, ainsi que les critères généraux d'agrément des services seront publiés à la suite dans un arrêté. Le nouveau DES de Biologie Médicale permettra une spécialisation des internes tout en débouchant sur un diplôme unique de biologiste, faisant apparaître, toutefois, deux options : biologie polyvalente ou biologie spécialisée. Après quatre semestres, l'interne devra soumettre un projet qui conditionnera la deuxième partie de son internat : cursus polyvalent (4 semestres) ou cursus spécialisé (4 semestres). La liste des spécialités fait l'objet de discussion au sein du CNBM (Cf document annexe).
L'ASSIM a rédigé des propositions des critères d'agrément des services et des objectifs pédagogiques qui ont été adressés par Yvan LEBRANCHU à Martine AIACH. Il est à noter que la liste des spécialités émergeantes n'est pas encore arrêtée (thérapie cellulaire…) (Cf document annexe).
Voir liste proposée depuis sur
http://www.assim.refer.org/desbiol.htm
La discussion porte alors sur le DESC qui fera l'objet d'une réunion spécifique cet après-midi. Suite à la réforme du DES de biologie Médicale, et à la possibilité d'organiser une spécialisation en Immunologie pour cette filière, les représentants des Facultés de Pharmacie soulignent que leurs internes ne peuvent pas actuellement accéder au DESC d'immunologie clinique et d'allergologie, et souhaitent que les internes pharmaciens puissent valider un DESC. Ils ne souhaitent toutefois pas mettre en place un DESC d'Immunologie spécifique pour les biologistes. Yvon LEBRANCHU propose que la partie théorique du DESC soit étendue aux pharmaciens. Il soulève toutefois la difficulté que constitue le programme actuel qui est très clinique. En effet, les étudiants sont des chefs de clinique de pédiatrie, pneumologie ou dermatologie intéressés notamment par une formation spécifique sur les maladies allergiques. Après discussion, il est souhaité l'ouverture du DESC aux pharmaciens titulaires du DES de Biologie Médicale sous réserve d'une définition des stages validants.
Lionel PRIN attire l'attention sur la nécessité de définir des objectifs clairs à cette formation. Gilbert FAURE diffusera un document élaboré par les immunologistes anglais sur la formation des immunologistes cliniques et allergologistes.
Yvon LEBRANCHU se propose de contacter, à la rentrée, le nouveau conseiller du Ministre pour exprimer notre souhait de permettre l'accès des internes pharmaciens de la filière biologie médicale au DESC d'Allergologie et d'Immunologie clinique.
La discussion se recentre alors sur la mise en place de la réforme du DES de Biologie Médicale qui est prévue pour novembre 2003. Nous sommes dans l'attente de la publication de deux annexes : celle des objectifs pédagogiques et celle des critères d'agrément des stages. A la demande de Martine AIACH, il convient d'apporter quelques modifications mineures au document fourni par l'ASSIM. Il s'agit notamment de retirer les pré-requis initialement prévus et de raccourcir la liste des objectifs. Une version corrigée (niveau 1) sera adressée dans les jours qui viennent (Cf document annexe). Le travail effectué concernant les objectifs de niveau 2 constituera une base qui sera utile pour les comités pédagogiques inter-régionaux.
La discussion porte alors sur l'intérêt de maintenir un enseignement théorique centralisé. Ceci serait justifié par le fait que de nombreux laboratoires d'immunologie sont spécialisés et donc ne seront pas en mesure d'assurer une formation pratique pour la totalité des objectifs de niveau 1. Le maintien d'un enseignement centralisé reste possible, voire souhaitable en fonction des régions, mais il ne sera pas possible de sanctionner cette formation par un examen qui n'est pas prévu dans les textes, la validation étant assurée par le chef de service. Il est à noter que la tendance au niveau européen vise à la responsabilité personnelle de l'interne qui devra justifier qu'il a atteint ses objectifs de formation à l'issue de son cursus.
Après discussion, il est proposé d'établir un cahier de stages répondant aux objectifs de niveau 1 qui pourra aider le chef de service dans la validation de l'interne. L'enseignement théorique centralisé serait alors conçu comme une aide à l'accomplissement de ces objectifs.
2 - Biopathologie européenne
Gilbert FAURE a représenté la discipline à la dernière réunion de la section biopathologie de l'Union Européenne des Médecins Spécialistes (UEMS).
http://www.uems.be/
Il rappelle qu'au niveau européen, 4 disciplines ont été retenues dans le cursus : biochimie, immunologie, microbiologie et hématologie. Il convient encore de définir la formation en immunologie pour les biopathologistes au niveau européen. Il est rappelé que la tendance actuelle en Europe est de faire disparaître la polyvalence du biologiste au profit d'un exercice plus spécialisé sauf pour l'instant au Portugal, en France et en Grèce.
Il a pris en charge à la demande du responsable suédois du site de biopathologie de l'UEMS,
http://nc.ibk.liu.se/uems/
la responsabilité de la page dédiée à l'immunologie
http://nc.ibk.liu.se/uems/Immunology/default.htm
ce qui doit nous permettre de mieux afficher la présence de la discipline en France et en Europe
Yvon LEBRANCHU rappelle l'existence d'une Fédération des Spécialités Médicales en France.
La SFI a délégué à l'ASSIM le rôle de représentant de l'immunologie dans cette fédération. Il est demandé d'y définir les contours de notre spécialité.
3 - Module 8
Toutes les Facultés de Médecine n'ont pas enseigné le module 8 cette année et nous avons, pour l'instant, peu de retour des expériences locales. L'enseignement sera généralisé l'année prochaine dans les différentes Facultés et permettra un bilan.
Lors du séminaire pédagogique du 31 mai dernier, l'ASSIM a produit des documents qui seront accessibles aux enseignants mais aussi aux étudiants sur le site internet. Certains documents sont encore perfectibles mais leur forme électronique permettra de les modifier. Il convient également de produire des dossiers cliniques dans la perspective du nouvel examen classant à l'internat. Il s'agit là d'un point important pour l'attractivité de la discipline vis-à-vis des étudiants. J-M CHABOT a participé au séminaire pédagogique en donnant une intervention très appréciée sur la philosophie et la méthodologie de rédaction de ces dossiers cliniques.
Yvon LEBRANCHU se réjouit qu'un groupe ad hoc ait pu se réunir trois fois cette année sur ce sujet. La prochaine réunion de ce groupe est fixée au 17septembre 2002.
4 - RAISIL
Gilbert FAURE a envoyé le dossier du projet RAISIL pour l'appel d'offres 2002. Il participera à la présentation des projets le 3 juillet prochain à Paris. Les partenaires de cette opération pour l'immunologie sont, outre l'ASSIM, les Universités de Nancy, Tours et Lille, l'INIST/CNRS, LORASI (issue de l'INRIA-LORIA) et l'EFIS-CIG.
Une présentation de RAISIL et de la question 112 en cours de développement par les Lillois sera effectuée lors du congrès IPM 2002 à Lille en novembre.
5 - Collège des Enseignants en Faculté de Pharmacie
Le collège des Enseignants en Immunologie des Facultés de Pharmacie s'est maintenant mis en place et travaille, conformément aux dispositions adoptées cette année, sur les questions qui lui sont spécifiques.
Les biothérapies ont été identifiées comme champ de discipline spécifique à coordonner au sein de l'enseignement des Faculté de Pharmacie. Le Collège souhaiterait donc organiser un séminaire sur la place de l'immunologie dans l'enseignement des biothérapies. Celui-ci se tiendra le 29 novembre 2002 à Strasbourg, après le congrès de la SFI (probablement de 17h à 20h et sera suivi d'un dîner). L'organisation pratique sera prise en charge par Dominique WACHSMANN.
Cette proposition est acceptée à l'unanimité.
6 - Assemblée Générale 2002
L'Assemblée Générale de l'ASSIM se tiendra comme réunion satellite du congrès annuel de la SFI, c'est-à-dire les 27, 28 et 29 novembre 2002 à Strasbourg. GF a obtenu un créneau horaire pour le 28 novembre de 12h30 à 14h15.
Après discussion, il est décidé de proposer 5 bourses d'un montant de 150 euros à des jeunes enseignants afin de faciliter leur participation à notre Assemblée Générale. Les dossiers sont à adresser à Noelle Genetet sous la forme d'une lettre de motivation et d'un descriptif de l'activité d'enseignement dans la discipline.
7 - Mastères
Geneviève LEMAIRE indique le projet actuel de créer des masters. Ceux-ci visent à remplacer les DEA et permettre une organisation des études universitaires de type 3/5/8, conforme au modèle européen. Il est créé des " masters recherche " (ex DEA) et des " masters professionnalisants " (ex DESS), bien que les DEA et les DESS puissent être transitoirement maintenus pour les universités le souhaitant ! En médecine, un master pourrait être validé par le DCEM4 pour les étudiants ne passant pas l'examen classant du nouvel internat. Il existe une grande hétérogénéité entre les Universités, certaines d'entre elles étant très avancées dans la mise en place de maquettes pour de tels masters. Geneviève Lemaire souligne l'absence de concertation entre les différentes Universités, y compris au sein d'une même région. Ceci est paradoxal puisqu'il est souhaité une organisation assurant une diversité des formations au plan régional. On ne sait pas pour l'instant si les intitulés de ces masters seront très généraux (par exemple "Biologie") ou bien très spécialisés
Geneviève LEMAIRE et Gilbert FAURE soulignent la nécessité d'effectuer une enquête et une prospective sur la situation de l'enseignement de l'immunologie en Faculté des Sciences. Noëlle GENETET et Lionel PRIN proposent de régionaliser la collecte des informations dans la mesure où, contrairement à la Médecine ou à la Pharmacie, les enseignants des Facultés des Sciences sont dispersés dans différents CNU. Geneviève LEMAIRE est chargée de préparer un questionnaire qui sera envoyé à des correspondants régionaux. Des enseignants en Facultés des Sciences volontaires pour participer à cette enquête sont les bienvenus.
8 - Questions diverses
Conférence de consensus
Marie-Sylvie DOUTRE a saisi l'ASSIM au sujet d'une conférence de consensus sur l'urticaire chronique qui se tiendra sous l'égide de l'ANAES. Yvon LEBRANCHU a répondu favorablement à cette demande au nom de l'ASSIM.
Thérapie Cellulaire
De nombreux immunologistes participent ou sont à l'origine d'activités de thérapie cellulaire en France. Par ailleurs, la plupart des activités de thérapie cellulaire posent des questions immunologiques. L'organisation de la thérapie cellulaire fait toutefois l'objet de nombreuses particularités locales, associant de façon diverse des laboratoires ou service d'immunologie, des services de greffe de moelle, l'EFS… Plusieurs sociétés s'intéressent à cette question comme la SFTCG et la SFGM-TC. Yvon LEBRANCHU souhaite que l'ASSIM mène une réflexion prospective dans ce domaine. David KLATZMANN sera sollicité, en tant qu'immunologiste et Président de la SFTCG, à présenter au prochain Conseil d'Administration la situation de l'immunologie au sein de la thérapie cellulaire en France.
Yvon LEBRANCHU va par ailleurs écrire à Martine AIACH pour lui proposer la participation de notre association dans le cas de la mise en place de formations et/ou de filières spécialisées en thérapie cellulaire pour les internes de Biologie Médicale.
Nouveaux adhérents
Le Conseil d'Administration souhaite que les critères d'accueil des nouveaux adhérents soient mieux précisés, en particulier pour ce qui concerne leur implication effective dans l'enseignement de l'immunologie. La mise en place d'un système de parrainage pourrait représenter une solution opportune.
L'ordre du jour étant épuisé et plus personne ne demandant la parole, le président Yvon LEBRANCHU lève à la séance à 13 heures.
La date du prochain Conseil d'Administration est fixée au 30 septembre à 10 heures au Centre d'Information Scientifique de l'Institut Pasteur.
Documents annexes transmis par E Seillès le 9 juillet 2002, à confronter avec le forum DES Biologie médicale
DES de Biologie Médicale
Objectifs de formation pour la discipline Immunologie
Explorer les cellules, les protéines et les gènes sélectivement mis en oeuvre par le système immunitaire à l'état normal et pathologique.
I. Objectifs d'acquisition d'éléments d'immunopathologie clinique
- Connaître les éléments de clinique, d'épidémiologie et de génétique indispensables à l'orientation du diagnostic biologique et à la discussion des résultats des examens biologiques dans le domaine des principales pathologies immunitaires suivantes :
1. Les maladies allergiques et l'anaphylaxie
2. Les maladies auto-immunes de système et spécifiques d'organe
3. Les déficits immunitaires constitutionnels et acquis
4. Les syndromes immunoprolifératifs
5. Les syndromes inflammatoires
II. Objectifs d'acquisition de connaissances technologiques et méthodologiques.
- Connaître le principe et les critères de validation des méthodes suivantes : Immunoprécipitation, Immunofixation, Immunohémolyse, Agglutination, Immunoenzymologie, Immunofluorescence, et Cytométrie en flux.
Les modalités d'acquisition et de validation seront précisées par les commissions pédagogiques régionales ou inter-régionales mais elles seront au mieux associées à la formation pratique au diagnostic et au suivi biologique des maladies immunologiques dans les services accrédités.
III. Objectifs de diagnostic biologique des maladies immunologiques :
1 - Allergie et l'anaphylaxie
- Connaître la démarche diagnostique et les éléments biologiques permettant d'identifier ou d'étayer le diagnostic d'une réaction anaphylactique, d'un état atopique, d'une allergie immédiate et de reconnaître l'allergène.
- Connaître le principe et être capable de mettre en œuvre les tests qui concourent au diagnostic de réaction allergique et à l'identification de l'agent responsable, dans le cadre plus général de l'enquête allergologique notamment : dosage des IgE totales et spécifiques.
2 - Maladies auto-immunes :
- Connaître la démarche diagnostique et les éléments biologiques permettant de reconnaître et de suivre l'évolution d'une maladie autoimmune de système : Lupus érythémateux systémique, Polyarthrite rhumatoïde, et Syndrome de Gougerot Sjögren.
- Connaître le principe des méthodes d'analyses permettant de reconnaître une maladie autoimmune de système : Immunofluorescence directe et indirecte, Immunoenzymologie, Agglutination, et Immunoprécipitation.
- Savoir mettre en œuvre le dépistage et titrage d'anticorps anti-nucléaires, et le dépistage et titrage de facteurs rhumatoïdes.
- Connaître la démarche et les éléments biologiques permettant de contribuer au diagnostic et de suivre l'évolution d'une maladie autoimmune spécifique d'organe concernant notamment : les glandes endocrines, le système vasculaire, le tube digestif, et les cellules sanguines.
- Connaître les principes des méthodes d'analyses utilisées pour le diagnostic, le dépistage et le suivi des maladies autoimmunes spécifiques d'organe : Immunofluorescence sur coupe de tissus ou sur lame de cellules, Hémagglutination , Méthodes immunoenzymatiques.
- Savoir mettre en œuvre : la recherche et la caractérisation d'anticorps anti-thyroïdiens, le diagnostic immunologique de la maladie coeliaque, le dépistage d'auto-anticorps anti- érythrocytaires.
3 - Déficits immunitaires
- Connaître la démarche et les éléments biologiques permettant de suspecter, de dépister et d'orienter l'étude d'un déficit de l'immunité humorale et cellulaire.
- Connaître les principales méthodes d'analyses utiles pour le dépistage d'un syndrome d'immunodéficience : Immunoprécipitation, dosage des immunoglobulines et des principaux facteurs du complément, marquage cellulaire en immunofluorescence et analyse cytofluorométrique.
Déficits immunitaires constitutionnels
- Savoir mettre en œuvre : une étude des immunoglobulines sériques et une étude des principaux facteurs du complément, et l'analyse de la distribution des populations de leucocytes sanguins.
Déficits immunitaires acquis
- Connaître les déficits immunitaires acquis dus au virus de l'immunodéficience humaine, aux thérapeutiques et à l'immunosénescence.
- Savoir mettre en œuvre les examens permettant de les reconnaître, et d'en suivre l'évolution.
4 - Maladies immunoprolifératives
- Connaître la démarche et les éléments biologiques permettant de reconnaître et de caractériser une maladie immunoproliférative notamment : Leucémie lymphoïde chronique, Myélome, Maladie de Waldenström, et Syndrome de Sézary.
- Connaître les principales méthodes d'analyses utiles pour le diagnostic et le suivi des maladies immunoprolifératives : Immunofixation et Immunoprécipitation.
- Savoir mettre en œuvre : la caractérisation et le dosage d'une immunoglobuline monoclonale, et d'une cryoglobuline.
5 - Syndromes inflammatoires
- Connaître les marqueurs biologiques de l'inflammation, les méthodes d'exploration et la signification des résultats.
- Savoir mettre en œuvre l'exploration d'un état inflammatoire, orienter l'analyse vers les explorations biologiques adaptées à la recherche étiologique du syndrome inflammatoire et à l'identification de l'agent activateur, et en connaître les limites : Hémogramme, Protéinogramme, Protéines de l'inflammation.
6 - Greffes et transplantations
- Connaître les éléments biologiques et immunogénétiques pris en compte dans l'appariement entre donneur et receveur d'une greffe d'organe ou de cellules souches hématopoiétiques, et le suivi immunologique des patients greffés.
7 - Alloimmunisation foetomaternelle et compatibilité transfusionnelle
- Connaître les principes, procédures et obligations de détermination des groupes sanguins et les principes sur lesquels reposent les recherches d'anticorps alloimmuns au cours des transfusions sanguines.
- Connaître le principe des méthodes de groupage des cellules sanguines et de recherche d'alloanticorps dirigés contre ces cellules :Hémagglutination, Immunoenzymologie, et Immunofluorescence.
- Savoir mettre en œuvre : un groupage érythrocytaire et un dépistage d'agglutinines irrégulières.
IV. Objectifs de formation aux modalités de surveillance immunologique des traitements immunoactifs
- Connaître les principes sur lesquels se fondent le suivi immunologique des thérapeutiques suivantes : Traitements immunosuppresseurs, Immunothérapie passive, Vaccinothérapies préventives, Désensibilisations.
- Savoir mettre en œuvre le suivi immunologique des désensibilisations et en mener une analyse critique.
COMITE NATIONAL DE BIOLOGIE MEDICALE
Résumé des discussions de la réunion du 25 juin 2002
1. Niveau 2
Pour répondre aux interrogations des membres du CNBM, il est précisé que les enseignements, les conditions d'agrément des services et les simulations de maquettes feront l'objet d'un travail de réflexion du CNBM, en liaison avec les différentes spécialités. Des contacts sont ou vont être pris avec les responsables d'enseignement d'autres DES, de DESC, de DESS pour organiser des modules communs (exemple avec le DES d'hématologie clinique, le DESS de biologie de la reproduction, le DESC de génétique moléculaire).
Les différents acteurs de la biologie polyvalente ont déjà travaillé autour de Danielle Duchassaing et Marie-Françoise Godeau-Toussaint pour bâtir un projet.
Des annexes pourront être rédigées dans un second temps puisque les internes n'aborderont le niveau 2 qu'en novembre 2005
2. Comme prévu dans le courrier adressé aux membres du CNBM le 24/5/02, les points suivants sont abordés.
2-1. Annexes comportant les objectifs de formation de niveau 1
Beaucoup d'objectifs de formation transversaux sont déclinés par chacune des spécialités. Il est décidé de les regrouper dans un texte d'introduction que Philippe Gillery vous proposera.
Des aménagements de chacun des textes pour uniformiser la présentation seront ensuite réalisés par Martine Aiach, en liaison avec chacun des spécialistes du CNBM concerné.
L'ensemble du texte de l'annexe "Objectif de la formation de niveau 1" sera ensuite relu et validé par les membres du CNBM pour être transmis à MM. Filatriau et Planchou.
2-2. Liste des spécialités de niveau 2
La liste arrêtée en séance est la suivante :
- Bactériologie, virologie et hygiène hospitalière et des collectivités
- Biochimie
- Biologie polyvalente
- Biologie de la reproduction
- Génétiqe moléculaire
- Hématologie et transfusion
- Immunologie
- Parasitologie-Mycologie
- Thérapie cellulaire et thérapie génique
- Toxicologie
Merci de me confirmer rapidement
Une discussion s'est engagée sur les intitulés des formations proposées par les services agréés pour le niveau 2.
Pas urgent, mais après réflexion, je me demande si on ne pourrait pas faire des groupes d'agrément. Exemples :
- Biochimie : hormonologie, radiobiologie, toxicologie, pharmacologie
- Hématologie : hémostase, hématologie cellulaire, transfusion
- Microbiologie : bactériologie, virologie, hygiène, parasitologie et mycologie...
- Génétique biologique : génétique moléculaire, oncogénétique, cytogénétique...
- Biologie interventionnelle : biologie de la reproduction, thérapie cellulaire, thérapie génique...
- Biologie polyvalente : assurance qualité...
- Services cliniques : maladies infectieuses, hématologie, immunologie, endocrinologie...
2-3. Critères d'agrément des services accueillant des internes pour le niveau 1
Une proposition de document détaillé avait été faite par David Smadja et David Scurvik. Martine Aiach a proposé de résumer le document pour l'inclure dans l'annexe. Elle va essayer d'en rédiger une nouvelle version en tenant compte des remarques faites par les membres du CNBM.
Ce document ne pourra, hélas, pas être diffusé en annexe du décret.
3. Les remarques sur le décret adressées par le comité pédagogique de l'Ile-de-France
Martine Aiach ayant été personnellement mise en cause a répondu à Antoine Andremont pour tenter de lui expliquer son rôle d'écoute et de synthèse. En tant que présidente, elle ne défend aucun intérêt particulier, elle a rédigé des notes de synthèse qui ont été chaque fois soumises et validées par l'ensemble des membres du CNBM. Le décret a été rédigé par MM. Filatriau et Planchou en liaison avec elle et avec les doyens Philippe Lauret et Gérard Lévy, à l'époque consultants des ministres concernés (éducation nationale et santé). Il est passé devant le Conseil national de l'enseignement supérieur et a été voté à l'unanimité en présence de MM Planchou et Filatriau et du doyen Philippe Lauret. D'après Mr Planchou, le décret est, à l'heure actuelle, signé par les ministres.
On peut regretter que le décret ne réponde pas à l'attente de certains collègues enseignants, en particulier les bactériologistes, les virologistes et les parasitologistes, mais il faut noter une bonne adhésion des internes, des professionnels et de nombreux enseignants d'autres spécialités. Le comité pédagogique de la région Rhône-Alpes, comme l'atteste la lettre de son coordonnateur, Benoît Polack, semble adhérer au projet. Les collègues des spécialités bactériologie-virologie et parasitologie-mycologie auront, de toute façon, tout loisir d'organiser leurs enseignements comme ils l'entendent. Le décret est volontairement très ouvert sur ce point.
Il n'est pas possible de revenir sans arrêt sur les mêmes problématiques dont nous avons exploré déjà tous les aspects. Les prochaines séances du CNBM devront être consacrées au travail de rédaction des annexes pour le niveau 2 (on devrait pouvoir, actuellement, rédiger celles de niveau 1 sans avoir à se réunir).
Une date sera fixée en septembre en essayant de tenir compte des disponibilités de chacun.