Compte-rendu AG ASSIM Novembre 2005 TOULOUSE

Présents :
A.M. Grimoud, C. Genin, J. Bienvenu, E. Treiner, V. Molinier-Frankel, P. Corbeau, F. Velge-Roussel, J. Vitte, M. Abbal, M.C. Béné, F. Lemoine, S. Le Gouvello, O. Boyer, E. Seilles, B. Bonnotte, N. Genetet, Y. Lebranchu, M. Abbal, J. Boucraut

1 - Bilan de la mise en place de la réforme du DES, niveau 2:
J. Bienvenu fait le bilan du travail de la commission nationale de biologie médicale. Un arrêté de 16 pages préparé par la CNBM devrait paraître prochainement. Il a été validé le 21 Novembre et doit suivre le processus classique jusqu’à la signature. Cet arrêté expose les objectifs pédagogiques et les conditions générales du projet que doit déposer proposer chaque interne sous les conseils d’un tuteur désigné par un enseignant ou un praticien hospitalier avec la proposition de 2 à 4 stages de biologie. Plus de 70% des internes choisissent une formation de biologie polyvalente. Il est fortement conseillé dans ce cursus de biologie polyvalente de faire un stage en Immunologie si il n’a pas été réalisé dans les 4 premiers semestres de formation. Il va y avoir un renouvellement des présidents des commissions inter-régionales de biologie. Les prochaines réunions sont donc décalées en attendant ces nominations. Le rôle de la CNBM sera d’encadrer la mise en place de la réforme. En effet, le texte officiel ne couvre pas l’ensemble des problèmes. Le nouveau comité sera en charge, (1) du suivi de l’harmonisation, (2) d’un travail sur les critères et les attributions des agréments des services formateurs, (3) de la réflexion sur les propositions à faire pour les cursus de formation « recherche », (4) de la réflexion sur les modalités de validation, comme par exemple celle liée au DESC.
La discussion est ouverte sur ce sujet.
Il est signalé que très peu d’internes choisissent la biologie spécialisée et en particulier l’immunologie. Pour l’instant la formation spécialisée n’intéresse que les internes qui souhaitent faire une carrière hospitalo-universitaire. Il est rappelé que l’attribution des postes et des agréments sont à la charge de la DRASS avec la commission d’ouverture des postes. Il existe des différences entre les régions. Dans certaines régions, les internes sont très impliqués dans ces discussions et l’ouverture de postes afin de permettre une meilleure adéquation entre leurs projets professionnels et les postes ouverts.
Au niveau européen, il est signalé que les spécialités sont mieux reconnues.
Il est précisé que la spécialisation, en France, sera notée sur le diplôme de biologie médicale.
Concernant les cursus « recherche », il est rappelé que seuls 10% des internes (nombre en baisse dans l’avenir) bénéficient de l’année recherche pour suivre une formation de M2. La CNMB doit travailler sur la possibilité d’intégrer cette formation dans le cadre du niveau 2 du DES de biologie médicale.

2 – La mise en place du DIU d’Immunologie et Biothérapie.
F. Lemoine fait le bilan du lancement de cette formation. 15 étudiants suivent cette formation. Le caractère nouveau de cette formation et le début précoce (début octobre) des cours explique ce nombre légèrement inférieur aux attentes. La première séance a eu lieu à Lyon. Les cours ont été très appréciés. Un CD-ROM sera préparé à partir des documents pédagogiques. Le soutien d’AMGEN a permis le financement du déplacement des enseignants. La deuxième séance aura lieu à Paris.

3 – Le DESC
La proposition d’une formation en deux ans et deux étapes a été faite. La première année est une année commune pour les immunologistes et les allergologistes. En deuxième année sont proposées soit une option immunologie, soit une option allergologie. Le bureau de la conférence des doyens semble satisfait de cette proposition. Ce projet a été proposé lors d’une réunion avec le Pr P Galanaud au Pr Ph Thibault. Il devrait se mettre en place cette année. Il est proposé de centraliser l’enseignement car il existe, pour l’immunologie, entre 2 et 3 candidats potentiels par région sauf sur Paris - Ile de France. La formation se fera en trois modules chaque année. Des réunions ont eu lieu entre des représentants des Allergologistes et des Immunologistes pour définir les programmes. Il est prévu pour la première année un contrôle continu pour la moitié de la note. Pour la formation de deuxième année, il sera proposé une formation nationale en trois modules pour l’option Immunologie. Par contre, pour l’option Allergologie, des formations régionales ou inter-régionales seront organisées.
Il existe encore un débat sur la conservation ou non des capacités d’allergologie. Le caractère qualifiant ou non de la formation DESC est toujours en discussion. Le ministère n’est, à priori, pas favorable à la création de nouvelles spécialités.
La formation serait ouverte pendant l’internat et pas seulement en post-internat. Le lieu d’inscription n’est pas fixé. Le financement n’est pas encore organisé.
La formation théorique sera complétée par des stages, mais il existe un déficit de lieu de stage tant en immunologie clinique qu’en allergologie dans certaines villes et régions. Un texte peu restrictif sera proposé à ce sujet. Par exemple, 3 semestres dans une structure comprenant au moins un enseignant de la sous-section 47.03 pourrait être requis.

4- Le module 8
Bernard Bonnotte décrit le travail dans la commission chargé de proposer des questions dans le domaine Hématologie et Immunologie. L’ambiance de travail est bonne. Chaque question est passée au crible de l’autoévaluation dans la commission. Les problèmes trop complexes sont alors écartés. Les questions proposées sont pour moitié à dominante Immunologie et pour moitié à dominante Hématologie. Les 3/4 des questions ne sont pas retenues au niveau du bureau de l’internat.
Concernant les chapitres préparés par l’ASSIM correspondant aux items d’Immunologie et proposés sur le site, ils ne sont pas assez homogènes, pas assez pragmatiques. La rédaction sous la forme de fiches simplifiées est souhaitée. Il faudrait tous les ans, comme dans les autres collèges reprendre et améliorer les questions. La publication de dossiers corrigés entraînerait une exclusion de la base de l’internat. Il faudrait donc faire le point. Les items maladies autoimmunes et Syndromes inflammatoires sont trop complexes. Le site de l’ASSIM est de plus en plus consulté (environ 8000 visites et visiteurs par mois fin 2005, chiffre en nette augmentation par rapport à 2004, soit environ deux fois plus) ; en ce qui concerne le temps de séjour sur le site, 20% des visiteurs y passent moins d’une minute.

5- Questions spécifiques du collège des pharmaciens
Le concours de l’internat en Pharmacie est national mais concerne deux zones et concours : Sud et Nord. L’Immunologie n’est pas très représentée dans les questions tant dans les QCM que les dossiers clinico-biologiques. Trop peu de propositions sont envoyées par les différentes UFR au CNCI pour validation par les experts immunologistes (A Barra, J Bienvenu, N Genetet et E Seillès). Toutefois, plusieurs nouveaux dossiers et QCM sont en cours de validation au niveau du CNCI et une campagne de sollicitation sera organisée en début d’année.
Concernant la réforme des études pharmaceutiques (2003), la mise en place d’enseignements coordonnés fait apparaître l’Immunologie en tant que tel dans un enseignement coordonné intitulé « système immunitaire. Par ailleurs, plusieurs thèmes font intervenir des connaissances immunologiques comme par exemple les items « douleurs inflammation », « anti-cancéreux », et « thérapie cellulaire et génique » qui doivent être traités en interdisciplinaire. La mise en place des ces enseignements coordonnés et de la participations des immunologistes est très variable d’une faculté à l’autre et dépend, en particulier, du nombre d’enseignants et du nombre d’heures dévolus à l’immunologie ou à ces nouveaux enseignements. Les Immunosuppresseurs sont le plus souvent enseignés par les pharmacologues. L’objectif actuel est de travailler à ces enseignements coordonnées et à la promotion de l’Immunologie au sein d’un groupe Immuno-Hématologie, ces deux disciplines étant par ailleurs regroupées dans la même « sous-section » de CNU, et au sein d’un Collège unique des enseignants d’Hématologie et d’Immunologie. Un des problèmes récurrents est celui du nombre d’heures que « doivent » assurer les enseignants de Pharmacie. La charge statutaire est de 192 heures minimum (même si ils sont Praticien hospitalier), comme les scientifiques ou autre corps d’enseignant « mono-appartenant ». Il existe donc une compétition ente les disciplines pour l’affectation des heures, et maintenir les emplois là où une charge de 192 h est justifiée.

6 - Approbation des comptes de l’association
Les comptes sont positifs pour l’année 2004.
Il est proposé par la trésorière d’utiliser une partie de cet argent pour proposer des bourses aux jeunes.
Les comptes sont approuvés par l’assemblé à l’unanimité.

7 – Discussion sur la place de l’ASSIM et ses relations avec la SFI et les CNU.
L’avenir de l’ASSIM et l’intérêt que porte ses adhérents à son fonctionnement dépend de sa représentativité. Il existe dans les disciplines médicales une répartition plus formelle des fonctions entre le collège des enseignants, le CNU et la ou les sociétés savantes. On sait que dans notre discipline, il existe une plus grande hétérogénéité des institutions : l’ASSIM regroupe des enseignants de différentes formations, médicale, pharmaceutique, odontologique, scientifique, vétérinaire ; la SFI est animée fortement par des scientifiques alors qu’ils sont peu très impliqués dans l’ASSIM. Il est indispensable d’aller plus loin dans l’affichage des relations entre les différentes institutions. Il est par exemple proposé que dans les statuts, les présidents de la SFI et de l’ASSIM soient membres de droit des autres institutions ou représentés dans ces institutions. Le Président de la sous-section du CNU pourrait aussi être membre de droit du bureau de l’ASSIM
Il est proposé de créer des groupes de travail spécifiques. Le cas de la formation LMD est représentatif du problème. Il a été proposé à l’AG de la SFI de créer un groupe de travail sur ce thème qui devrait être abordé par un groupe de travail commun ASSIM/SFI et pas seulement de la SFI.
Dans le but d’améliorer la visibilité de l’ASSIM et de ses objectifs, notamment dans le cadre du renouvellement du conseil d’administration, il est proposé de créer plusieurs groupes de travail auxquels plusieurs membres de l’ASSIM, présens à l’AG ont proposé de participer, mais dont l’ouverture est totale.
* LMD : G. Faure, F. Lemoine, S. Le Gouvello, J. Boucraut, N Genetet (groupe à coordonner avec la SFI)
* Formation Médicale Continue : MC Béné, F. Bérard (à coordonner avec la SFI)
* Module 8 : B. Bonnote, Y. Lebranchu
* Redéfinition de la place de l’Immunologie dans les formations de premier cycle : J Vitte, F. Velge-Roussel
Le travail de ces groupes représentera un canevas pour l’organisation d’une journée thématique qui aurait comme objectif de faire les états généraux de l’enseignement de l’Immunologie.