La connaissance de la structure des immunoglobulines a pu être déterminée dans les années soixante à partir du matériel isolé des urines et du sérum de patients atteints de myélome. Par la suite, et inversement, la caractérisation d'Ig monoclonale a permis d'apporter des informations capitales pour le diagnostic et l'évaluation de la masse tumorale dans ces pathologies.
La découverte du mode d'obtention génique par réarrangement des récepteurs d'antigène du lymphocyte B (BCR) et du lymphocyte T (TCR) ont permis d'affirmer le caractère monoclonal de ces proliférations, et d'aboutir à la conclusion que la monoclonalité ne s'accompagne pas toujours de monotypie. En effet dans certaines proliférations les cellules sont " gelées " à un stade précis de différenciation, conduisant à une homogénéité phénotypique. Ailleurs on observe une hétérogénéité phénotypique, par suite de différents degrés de maturation au sein du même clone.
Enfin la connaissance des propriétés biologiques des Ig avec leur dualité fonctionnelle (reconnaissance antigéniques et propriétés effectrices) permet d'expliquer certains des mécanismes lésionnels observés au cours des dyscrasies plasmocytaires, qui balayent toute la médecine interne : grande fréquence des pathologies résultantes de l'activité auto-anticorps de l'Ig monoclonale, maladies de dépôts, hyperviscosité, cryoglobulines…