Elles peuvent être résumées ainsi :
s'assurer que l'asthme est déclenché par l'allergène pour lequel on propose une désensibilisation (tests cutanés et interrogatoire compatibles),
mesures d'éviction instituées,
malade non-polysensibilisé (vis-à-vis d'autres allergènes),
asthme stable, plutôt intermittent ou persistant léger (les asthmes persistants modérés et sévères sont des contre indications),
malade compliant à un traitement au long cours par voie injectable ou orale,
absence de traitement concomitant par béta-bloquant,
absence de grossesse en cours,
patient âgé de plus de 5 ans.
Le patient doit donner son consentement à la réalisation de l'immunothérapie et un carnet de suivi doit lui être remis, de même que les règles d'obtention et de conservation des allergènes.
Le protocole doit être défini par un praticien compétent en allergologie et remis au médecin qui assurera la maintenance de l'immunothérapie, s'il n'est pas le prescripteur, et une copie doit en être remise au patient.
A chaque injection, le médecin doit s'assurer qu'aucun béta-bloquant n'a été introduit et que le débit expiratoire de pointe (DEP) est supérieur à 70 % de la valeur prédite. Une auscultation pulmonaire avant et après l'injection s'assure de l'absence de signes d'aggravation de la pathologie asthmatique. Le matériel de réanimation doit être disponible, et le patient doit rester sous surveillance dans les 30 minutes qui suivent l'injection.